Quelques brèves de Julie

S40 et S41 – 30 septembre au 13 octobre 2019

 

Un peu de culture dans ce monde de brutes.

📀 « Wonder » de Stephen Chobsky, avec Julia Roberts, Owen Wilson, 2017 🇺🇸
August est un garçon né avec une malformation faciale qui l’a empêché jusqu’à présent d’aller normalement à l’école. C’est sa mère qui a assuré un enseignement à la maison. Enfant intelligent et passionné par les sciences, il intègre donc une école. Avec l’aide de ses parents et de sa sœur, il doit surmonter moqueries, mises à l’écart et méchancetés d’autres élèves, mais réussira à se faire accepter. Des émotions à profusion dans ce film qui est une jolie adaptation du roman de RJ Palacio (2012) où il est question de différence, d’amitié, de harcèlement… Beaucoup de bons sentiments, pas mal, pas totalement transcendant non plus.

📀 « My Beautiful boy » de Felix Van Groeningen, avec Steve Carell, Timothée Chalamet, 2019 🇺🇸
Un père tente de sauver son fils malgré lui de l’enfer de la drogue. Ce film ne m’a pas touchée. J’ai trouvé les allers retours dans le temps assez peu réussis. Sur le même sujet, et c’est malheureusement un témoignage et non un roman, j’ai largement préféré le livre de Juliette Boudre, beaucoup plus efficace, « Maman, ne me laisse pas m’endormir » (Éditions de l’Observatoire).

📀 « Intouchables » de Olivier Nakache et Éric Toledano, avec François Cluzet, Omar Si, 2011 🇫🇷
Classique mais toujours aussi bon ! J’ai à nouveau piqué quelques fous rires en le revoyant ! Il relate l’histoire inspirée de la vie de Philippe Pozzo di Borgo, tétraplégique depuis 1993, et de sa relation avec Abdel Yasmin Sellou, son aide à domicile. Rien ne prédestinait ces deux-là à se rencontrer, l’un venant de cités et sortant de 6 mois de prison, l’autre, riche et en état de dépendance totale. Par un concours de circonstances, Driss est recruté pour devenir les bras et les jambes de Philippe. Son absence de pitié donne lieu à des situations cocasses, touchantes. A voir ou revoir.

📺 « Criminal  » de Jim Field Smith et George Kay, Netflix, 3X40’
Tout se passe dans une salle d’interrogatoire. Sur un air de l’excellent « Garde à vue » avec Lino Ventura et Michel Serrault, les enquêtes s’enchainent, dans la même salle, mais parallèlement en France, en Angleterre, en Espagne et en Allemagne. Je n’ai pour l’instant vu que les épisodes français et j’ai beaucoup aimé les deux premiers. Nathalie Baye et Sara Giraudeau y sont très convaincantes. L’une est suspectée d’avoir causé le décès de l’un de ses salariés (à propos de Nathalie Baye, allez faire un tour sur son compte Instagram : surprenant, drôle et touchant !) et quant à l’autre, elle est accusée d’avoir menti au sujet de sa présence au Bataclan lors des attentats du 13 novembre 2015, une intrigue qui n’est pas sans évoquer le premier roman de Constance Rivière paru en septembre dernier, « Une fille sans histoire » (Editions Stock). Unité de lieu, de temps, les acteurs doivent performer pour que l’on s’attache à eux. C’est réussi ! Je ne connaissais pas Sara Giraudeau comme actrice et je suis totalement tombée sous le charme. J’ai du coup enchaîné avec une autre série où elle joue et là…

📺 « Le bureau des légendes » d’Eric Rochant, avec Mathieu Kassowitz, Jean-Pierre Darroussin, Sara Giraudeau, Lea Drucker… S1 et 2, 2015, 40X52, Canal Play 🇫🇷 La saison 5 est en cours de tournage…
Gros coup de cœur ❤️ C’est avec un retard énorme que je me suis lancée dans cette série culte et j’adore ! Je suis au milieu de la saison 3, totalement accro. Au sein de la Direction générale de la Sécurité extérieure (DGSE), un département appelé le Bureau des légendes (BDL) forme et dirige à distance les « clandestins », les agents les plus importants des services du renseignement extérieur français. En immersion dans des pays étrangers, ils ont pour mission de repérer les personnes susceptibles d’être recrutées comme sources de renseignements. Opérant dans l’ombre, « sous légende », c’est-à-dire sous une identité fabriquée de toutes pièces, ils vivent de longues années dans une dissimulation permanente. Guillaume Debailly est l’un des meilleurs d’entre eux. De retour de mission clandestine de six années en Syrie, mais contrairement aux règles de sécurité, il ne semble pas avoir abandonné sa légende et l’identité sous laquelle il vivait à Damas. Son histoire d’amour avec la Syrienne Nadia El Mansour va sérieusement compliquer les choses et l’amener notamment à jouer un double jeu entre la DGSE et la CIA… Série addictive, on s’attache à tous les personnages. Série d’actualité aussi, saisissant !​

📺 « Unbelievable »  créée par Susannah Grant, Ayelet Waldman et Michael Chabon, Netflix 8X45’ 🇺🇸
Incroyable ! C’est le terme. Marie, 16 ans, porte plainte pour viol. Les policiers mettent rapidement sa parole en doute, au point qu’elle finit par se rétracter. Affaire classée… sauf que d’autres viols similaires sont commis dans la région. Deux enquêtrices finissent par faire le lien entre différents cas et écoutent les victimes. J’ai aimé cette série pour cette raison : le point de vue adopté est celui des victimes, mal interrogées, par des policiers mal formés… Jusqu’à l’arrivée des deux policières, jeux impeccables de chacune, qui forment un duo de choc. Coup de ❤️ pour cette série

 

 

 

📚 « Rhapsodie des oubliés », de Sofia Aouine, Éditions de La Martinière Littérature, 2019 🇫🇷
Comment ne pas être touché en plein cœur par ce jeune garçon, Abad, 13 ans, qui vit à la Goutte d’Or ? Né sous la plume magnifique de Sofia Aouine dont c’est le premier roman, il est le narrateur de cette histoire, la sienne, dans une rue de Paris, la rue Léon, un monde à part entière. C’est avec un langage cru et coloré, signé, qu’il décrit son quotidien, les trois femmes de sa vie, et saisit le lecteur par sa justesse, sa tristesse, sa clairvoyance et son empathie, faisant de lui un personnage qu’on n’est pas près d’oublier.

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