Quelques brèves de Julie

 

 

S12 et 13 – 22 mars au 4 avril 2021

 

 

Un peu de culture dans ce monde de brutes.

📀  « Les filles du docteur March  », de Greta Gerwig, avec Saoirse Ronan, Emma Watson, Florence Pugh, Louis Garrel, Timothée Chalamet, Laura Dern, 2019 🇺🇸

Ce film est une nouvelle adaptation du classique « Les Quatre filles du Docteur March » de Louisa May Alcott que j’avoue n’avoir jamais lu… Un père de famille est mobilisé par la guerre de sécession et laisse sa femme et ses quatre filles, lesquelles peinent à joindre les deux bouts et font la connaissance de leur riche et gentil voisin, Laurie. Chacune a son caractère, ses talents, ses rêves, et Jo, alter ego de l’auteur, est sans doute la plus attachante. Un film avec pas mal de longueurs mais qui m’a bien plu.
 
📺 « It’s a sin » de Russell T Davies, avec Olly Alexander, Omari Douglas, Callum Scott Howells, Lydia West, Nathaniel Curtis, 2021, 5X45’, Canal + , 2021🇬🇧
« LA ! » : Vous aussi ne résisterez pas à l’envie de clamer ces deux lettres à chaque fois que vous entrerez ou sortirez d’une pièce ! Coup de ❤️! Ça aurait pu aussi pu être le titre des Petshops Boys utilisé pour cette série… et tant d’autres : la bande son est elle aussi excellente !
Cinq jeunes hommes s’installent à Londres au début des années 80’, enfin libérés de leurs carcans familiaux et vivent leur vie à fond, sans plus avoir à dissimuler leur homosexualité ! À commencer par Ritchie, parti tenter sa chance comme comédien, loin de ses parents auxquels il a caché son orientation sexuelle. Roscoe, quant à lui, n’a rien dissimulé mais s’est vu contraint de partir au risque d’être exorcisé au Nigéria… Collin, enfant d’une mère célibataire qui elle, l’aime comme il est, tente sa chance lui aussi mais fait plutôt profil bas afin d’éviter de tomber dans les griffes de son patron. Et Jill, la seule fille du groupe, d’une prévenance incroyable avec chacun d’entre eux. Mais plaisir et insouciance sont de courte durée avec l’arrivée du SIDA qui fait des ravages alors qu’on ignore encore de quoi il s’agit exactement. Une série coup de 🥊, portrait d’une génération fauchée par ce virus, au tout début de l’épidémie, et stigmatisée par ce que certains désignaient alors comme le cancer gay, y compris dans le milieu médical. Ultra réaliste, la série montre de quelle manière les personnes atteintes étaient isolées, parfois retenues prisonnières malgré elles dans des hôpitaux mouroirs, coupées de leurs familles, ou elles s’éteignaient en quelques mois, totalement seules. Si les scènes particulièrement émouvantes sont nombreuses, on rit aussi beaucoup, partageant la joie de vivre et le bonheur de ces personnages. Un cocktail particulièrement réussi signé du même auteur que « Queer as folk » et « Years and years ».

 

 

 

📚 « Maman ne répond plus », de Fabienne Blanchut, La Belle Etoile, Marabout, mars 2021 🇫🇷

« Quand la fugue d’une sexa prend les allures d’une renaissance : pétillant et revigorant ! »

Aux mères de famille Ne vous est-il jamais arrivé d’avoir le sentiment d’être incomprise de vos proches, au point de vous sentir totalement transparente à leurs yeux ? De vous plier en quatre pour chacun d’entre eux sans aucun signe de reconnaissance en retour et d’être parfois même dénigrée ? Je suis certaine que vous voyez exactement de quoi je parle ! Coup de cœur en toute objectivité pour le premier roman destiné aux adultes de Fabienne et chronique à retrouver ici.
Siddharta
Siddharta
🎨 ✏️📚🌸 « Un printemps avec Sempé » 🌸📚✏️
La fièvre du samedi soir version printemps 2021 a pris la forme d’une escapade nocturne poétique dans les rues de Genève ! Pur plaisir 😊
Delphine de Candolle, directrice culturelle de la Société de lecture de Genève, a imaginé, pour rendre hommage au dessinateur Sempé, papa du mythique Petit Nicolas, mais qui s’est aussi illustré par certains dessins de magnifiques bibliothèques et tant d’autres de toute beauté, d’en projeter une cinquantaine autour du parc des Bastions. Ainsi, les façades de cinq lieux emblématiques de la ville accueillent ces dessins le soir venu : le Grand Théâtre de Genève, le Palais Eynard, l’Uni Bastions, le Mur des Réformateurs et la Société de Lecture.
Un contraste particulièrement saisissant entre la solennité des bâtiments et la poésie des dessins de Sempé ! Et une ambiance surprenante ! Mon parcours a débuté en veille ville, totalement désertée dès le crépuscule tombé et battue par une bise frigorifiante, jusqu’à mon arrivée devant la Société de lecture où certains dessins semblaient faits pour cette façade et… pour moi seule ! Direction ensuite le Parc des Bastions où une ambiance bien différente régnait, entre saucisses grillées, musique et balades en familles. Un partage autour de dessins sublimés par l’architecture de la ville. Un vent de poésie, essentiel (© Jean-Jacques Sempé / Galerie Martine Gossieaux, Paris / Société de Lecture de Genève) !
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