Quelques brèves de Fabienne

 

S13 – 25 au 31 mars 2019

 

Un peu de culture dans ce monde de brutes.

Ma S13, la voilà. Une semaine ponctuée par des rencontres scolaires et un déplacement dédicaces-animation bibliothèque en Haute-Savoie.

Pas de ciné cette semaine (il m’aura manqué un 8e jour pour le faire rentrer) mais un DVD 📀 parce que re, revoir « Carol  » de Todd Haynes avec Cate Blanchett et Roney Mara 🇺🇸 est une évidence.

Dans le New York des années 1950, Therese, jeune employée d’un grand magasin de Manhattan, fait la connaissance d’une cliente distinguée, Carol, femme séduisante, prisonnière d’un mariage peu heureux. À l’étincelle de la première rencontre succède rapidement un sentiment plus profond. Les deux femmes se retrouvent bientôt prises au piège entre les conventions et leur attirance mutuelle.
Film (déjà) culte sur une rencontre qui marque le début d’un amour saphique. Le travail de la photographie est admirable (on se croit à chaque plan dans un tableau de Hopper), la lumière est splendide, la souffrance de Blanchett tiraillée entre la bienséance et sa nature palpable, l’éveil de Mara troublée par cet amour naissant, bouleversante. À voir et revoir. Ce qui est beau fait du bien !!

📺 « Engrenages » rattrapage (pour moi) S5 !
Audrey Fleurot est particulièrement jolie dans cette saison… 💗

Du coup, je ne fais pas grand chose d’autre, niveau série mais c’est l’occasion de vous reparler de certaines que j’ai adorées. Et on y va pour…

 

 

📺 « River » 6 épisodes. BBC1. Arte. Netflix 🇬🇧 avec Stellan Skarsgård et Nicola Walker. Rattrapage (pour vous).

Flic vieillissant et introverti, l’inspecteur John River est un brillant policier dont l’esprit malade l’égare entre les vivants et les morts.
Une série magnifique tant par le thème que l’interprétation des comédiens. Elle reste, presque 1 an 1/2 après l’avoir vue dans mon TOP 10.
La BO est dingue aussi. Notamment le « I love to love » de Tina Charles.

🎭« Les belles personnes » de Sébastien Ministru avec Laurence Bibot, Soda et Antoine Guillaume… 🇧🇪
TTO Nathalie Uffner.

C’est le retour de SM à l’écriture théâtrale. J’avais tellement, tellement ri en voyant (4 fois) « Cendrillon ce macho » et « Ciao Ciao Bambino »… ici, il s’agit de l’histoire de trois couples qui passent leur vie à table : de repas en brunch et de cocktail dinatoire en dîner de réveillon, ils tiennent la chronique de leur amitié et le feuilleton de leurs conversations. Ils mangent et ils parlent. Ils parlent et ils mangent – sauf l’alcoolique qui ne dit rien et n’avale que du vin. Bienvenue dans des libations avinées qui mèneront, forcément, à la dernière Cène.
Merci au journal 🗞 le Soir pour l’invitation à la Générale ! Il y a eu des fous-rires,
Laurence Bibot est fabuleuse comme toujours. Et Antoine Guillaume a encore gagné en épaisseur ! J’ai passé une chouette soirée.

📚 « Les évaporés du Japon » de Léna Mauger et Stéphane Remael. Les arènes, 2014 🇫🇷
Au Japon, chaque année environ cent mille personnes disparaissent dans la nature. Communément dénommés johatsus, ces dizaines de milliers de Japonais-e-s qui s’évaporent chaque année de la surface du globe sans laisser aucune trace représentent une énigme assez fascinante. Comme déjà évoqué plus haut, chaque évaporé a sa propre histoire, ses propres motivations, un élément qui l’a poussé à se volatiliser dans la nature. Si l’endettement, le licenciement ou le stress causé par le travail sont des causes de la disparition de milliers d’individus, certains fuient pour des raisons bien différentes, comme un adultère, un divorce, ou encore un examen raté. Un seul déterminant commun à ces fuites ressort alors, celui de l’honneur, qui occupe une dimension centrale dans la culture japonaise et diamétralement différente des conceptions occidentales.

Il s’agit d’un « livre documentaire », illustré par de magnifiques photographies. Qui n’a jamais rêvé de disparaître, une journée, une année ou pour toujours ? Fascinée depuis longtemps par ces gens qui décident un jour de tout abandonner, je me suis plongée avec délice dans cette enquête de haut vol. Un travail d’investigation phénoménal diablement réussi, une prise de conscience sur cette culture qui semble être d’un autre temps, celui où la honte vécue, subie voire provoquée par un individu entachait toute la lignée.
Aujourd’hui encore, entre 80 et 100.000 japonais disparaissent, tirant un trait sur leur vie d’avant. Nous sommes loin du Japon d’Epinal qui ne retient que l’île principale Hondhū avec le Mont Fuji 🗻, les cerisiers en fleurs, les quartiers des affaires, Harajuku et Shibuya, les gyozas, sushi 🍣 et autres bentos. L’archipel est constitué de presque 7000 îles où il est « facile » de disparaître.
Ce livre, qui parle de souffrance(s) et d’honneur déchu, est une réussite en son genre.

D’ailleurs, parce que j’aime bien aller au bout d’une « étude », je me suis plongée avec entrain dans ce roman.

📚 « Les évaporés » de Thomas B. Reverdy, J’ai lu. 🇫🇷
Ici, lorsque quelqu’un disparaît, on dit simplement qu’il s’est évaporé. Personne ne cherche à le retrouver, pas de crime pour la police, honte et silence du côté de la famille. Sans un mot, Kaze un soir a disparu. Comment peut-on s’évaporer si facilement sans laisser de trace ? Et pour quelles raisons ?
C’est ce que cherche à comprendre Richard B., venu au Japon afin d’aider Yukiko à retrouver son père. Pour cette femme qu’il aime encore, il mène l’enquête dans les quartiers pauvres de Sanya à Tokyo. Ce roman profondément poétique allie découverte du Japon, encore bouleversé par la catastrophe de Fukushima, et réflexion sur notre désir, parfois, de prendre la fuite.

Depuis longtemps je caresse le rêve de me rendre au Japon 🇯🇵. Il est clair que j’aurai ces destins en tête lorsque je foulerai le sol de l’archipel.

Recevez mes chroniques par mail pour vous inspirer !

Une fois par semaine directement dans votre boîte mail.

Votre inscription a bien été prise en compte

Share This