Quelques brèves de Fabienne

 

S8 – 18 au 24 février 2019

 

 

Un peu de culture dans ce monde de brutes.

🎞🎥 « Les estivants » de et avec Valeria Bruni Tedeschi, Valeria Golino et Pierre Arditi🇫🇷🇮🇹
Une grande et belle propriété sur la Côte d’Azur. Un endroit qui semble hors du temps et protégé du monde. Anna arrive avec sa fille pour quelques jours de vacances. Au milieu de sa
famille, de leurs amis, et des employés, Anna doit gérer sa rupture toute fraîche et l’écriture de son prochain film.
Derrière les rires, les colères, les secrets, naissent des rapports de dominations, des peurs et des désirs. Chacun se bouche les oreilles aux bruits du monde et doit se débrouiller avec le mystère de sa propre existence.
Portrait d’une famille dysfonctionnelle comme on les aime avec cet accent italien qui ramène doucement, un peu le printemps.
VBT me touche en tant qu’artiste et femme. À la fois forte et fragile, barrée et équilibrée, osant tout, le criant, le pleurant, le riant… en l’écoutant en promo, je lui trouvais des attitudes de Birkin. Ça m’a émue. Les étés décadents de la grande bourgeoisie. Rien n’est exagéré dans ce film c’est ça qui est terrible ! Je vous invite à aller en salles ❤️ !

📺 « Russian doll  » de et avec Natasha Lyonne. Netflix.🇺🇸
Si vous avez vu Un jour sans fin, le scénario de Poupée russe devrait vous parler. La série suit le destin de Nadia, une new-yorkaise un peu déjantée (pour ne pas dire complètement tarée). La jeune femme est invitée à sa soirée surprise d’anniversaire, mais lorsqu’elle s’en va, elle meurt heurtée par une voiture. Elle se réveille quelques heures plus tôt à la même soirée. Rapidement, elle comprend qu’elle est condamnée à mourir encore et encore, et tente donc de faire des choix différents pour essayer de s’en sortir. Elle a beau changer d’itinéraire, ne rien faire, s’enfuir, essayer de se faire aider, rien n’y fait. Plaisir de retrouver Natasha Lyonne, une des comédiennes d’Orange is the New Black, dans le rôle principal. Je me suis laissée faire parce que Lyonne excelle dans le rôle de la looseuse, camée et alcoolo en quête de réponses. Mais il y a tellement d’autres séries à voir en priorité !

📚 « Lambeaux », de Charles Juliet, éditions Gallimard/Folio, 1997 🇫🇷
La première partie de Lambeaux porte sur la mère biologique, paysanne dans un village de l’Ain. L’auteur y retrace les pensées, l’hésitation, les doutes ou exprime la souffrance de sa mère grâce aux mots qu’elle n’avait pas ou qu’elle ne pouvait pas exprimer. Il y trace un portrait détaillé de sa première mère, son premier et vrai amour, ses années d’étude à l’école. Il raconte aussi la mort spirituelle de sa mère à la fin de ses courtes études. À la fin de la première partie, peu avant sa mort il raconte comment sa mère a exprimé son besoin de vocabulaire :
« Je crève
Parlez-moi !
Parlez-moi !
Si vous trouviez
Les mots dont j’ai besoin
Vous me délivreriez
De ce qui m’étouffe »
La seconde partie est l’autobiographie de l’auteur. Tout en mettant en parallèle le dévouement de sa mère adoptive, il y décrit son enfance, son amour pour sa famille adoptive, ses études puis son apprentissage autodidacte de la littérature et enfin son “éveil à soi-même” : après avoir vaincu sa longue dépression, il devient écrivain et réalise enfin “combien passionnante est la vie“.
Une découverte pour moi cet auteur et ce roman est une merveille absolue ❤️. Je n’oublierai pas de sitôt ce récit qui par certains aspects m’a fait penser aux romans de Lionel Duroy, un de mes 10 auteurs francophones préférés.

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