Quelques brèves de Fabienne

 

S51 – 16 au 22 décembre 2019

 

Un peu de culture dans ce monde de brutes.

🎞🎥 « Klaus » de Sergio Pablos 🇪🇸🇬🇧Netflix.
Jesper est le fils du directeur de l’Académie postale royale. Jeune homme gâté et paresseux, il se distingue délibérément comme le pire élève de l’académie. Son père décide alors de lui lancer un ultimatum. Il le nomme facteur avec la mission d’affranchir 6 000 lettres par an dans la bourgade de Smeerensburg, située sur une île gelée au-dessus du cercle Arctique, sinon il lui coupera les vivres. À son arrivée sur l’île, il découvre que Smeerensburg est divisée entre deux familles rivales qui se détestent depuis des siècles et passent leur temps à se battre.
Les habitants de la ville n’utilisant pas les services de poste, Jesper est sur le point d’abandonner quand il rencontre un mystérieux homme des bois, Klaus, un menuisier qui vit reclus dans la forêt. Jesper a l’idée de distribuer les vieux jouets en bois entassés dans la réserve du vieil ermite aux enfants de la ville à condition qu’ils envoient leur demande de jouets par courrier. Klaus accepte de donner ses jouets, mais seulement si les livraisons ont lieu la nuit. Quand Jesper découvre que beaucoup d’enfants ne savent pas écrire, il leur conseille de retourner à l’école qu’ils avaient désertés préférant se battre entre eux. L’institutrice, Mme Alva, avait en effet abandonné l’idée d’enseigner pour, de désespoir, ouvrir une poissonnerie.
Grâce à ce trio, l’ambiance change bientôt à Smeerensburg au grand dam des chefs de famille…
J’en ai déjà parlé 2 fois et c’est la semaine où jamais 😉 Parce que parfois un bon inédit Netflix vaut bien une toile ! Quelle merveille de poésie, de tendresse, de trouvailles que ce long métrage d’animation qui donne envie d’accrocher l’étoile à la cime du sapin de Noël 🎄. Ne boudez pas votre plaisir plus longtemps, seul ou en famille mais regardez-le, je vous promets une heure trente-six de magie ! Coup de ❤️ absolu !​

À voir ou à revoir :

📀 « Frances Ha » de Noah Baumbach avec Greta Gerwin, Adam Driver, Mickey Sumner… 2013 🇺🇸
À 27 ans, Frances mène une existence tranquille. Elle vit avec sa meilleure amie Sophie à New York et rêve d’être une célèbre danseuse moderne. Alors que la jeune femme a déjà obtenu son diplôme depuis un long moment, sa vie professionnelle stagne. Elle enchaîne les déceptions les unes après les autres. Mais une nouvelle bouscule sa routine. Sophie décide d’emménager avec une autre amie à Tribeca. Bientôt sans logement, Frances se retrouve aussi sans revenus, quand la directrice de sa compagnie de danse lui annonce qu’elle ne peut plus la garder. Imaginative, Frances s’installe chez Lev et Benji, des amis de Sophie. Pour Noël, elle rentre chez ses parents, à Sacramento…
Bon alors déjà, les films qui se déroulent à NY ont de fortes chances de me plaire, mais cela serait une piètre critique que de m’arrêter là. J’ai beaucoup aimé ce film qui s’inscrit dans la droite ligne des meilleurs Woody Allen. Cette histoire est le portrait d’une génération qui doute, rêveuse, bordélique, touchante et idéaliste aussi. J’aime les personnages qui se cherchent et se trouvent ou pas mais qui cherchent à faire la paix avec eux-mêmes et les autres. Coup de ❤️, toujours !

📺 « The marvelous Mrs Maisel » de Amy Sherlan-Palladino avec Rachel Brosnahan, Alex Borstein, Michael Zegen.S3 Amazon Prime 8 X 30’
Dans cette saison 3 de The Marvelous Mrs Maisel, Midge part en tournée avec un chanteur et toute sa troupe, et offre ainsi à la série l’opportunité de nous faire découvrir un tout nouveau public mais surtout de nouveaux personnages dynamiques et attachants. Mais elle n’est pas la seule à étendre ses horizons puisque Susie arrive également à se faire une place dans un business aussi machiste que fermé. Evidemment cela crée quelques tensions entre Midge et Susie, qui continuent pourtant de prouver que la seule histoire d’amour de la série est entre elles deux, amies et partenaires depuis la première heure quelle que soit leur situation.
Si vous me suivez, vous savez combien j’ai aimé cette série, la S1 en particulier. Combien Rachel Brosnahan et son sourire et son talent m’ont séduite. Cette S3 est une petite déception pour moi avec des sous-intrigues un peu faiblardes, un premier épisode qui me faisait redouter le pire, une fin que j’ai vue venir à 3 kilomètres… Mais pourtant, pourtant le duo Midge et Suzie reste au Top ! Alors rien que pour ça et parce que je rêve d’une S4 qui déchire à nouveau tout… Coup de ❤️… un petit mais je laisse TOUJOURS une 2e chance quand je suis in love ! C’est ma faiblesse et peut-être aussi ma force !

Rattrapage pour vous :

📺 « Golden Ladies ou Les craquantes » de Susan Harris avec Béatrice Arthur, Rue mcClanahan, Betty White et Estelle Getty. 7 saisons. 180 X 26’ NBC 1985-1992 🇺🇸.
Il était une fois trois femmes superbes. Cela aurait pu être des Drôles de dames, mais ce ne sont que trois quinquagénaires qui vivent sous le même toit à Miami.
Rose, l’ingénue du Minnesota, ne cesse de divaguer et n’a d’yeux que pour St-Olaf, son village natal très excentrique. Blanche, aristocrate sudiste nymphomane d’Atlanta, a pour seule joie en ce monde de conquérir le plus d’hommes possible et de donner un compte rendu à ses deux meilleures amies. Et enfin Dorothée, une New-Yorkaise d’origine italienne à peine divorcée de Stanley, qualifié selon elle de « rebut du genre humain », amène dans l’histoire l’étonnement du tout un chacun face aux situations cocasses, un peu trop normale pour ses deux « déjantées » de colocataires.
Ces trois dames ne seraient rien sans la pétulante Sophia, mère de Dorothée et née en Sicile, qui porte en elle la fougue de ses origines italiennes et qui n’a pas la langue dans sa poche…
Qu’est ce que j’ai aimé ce « Carré de Dames » ! Je doute bien que c’est difficile de vous faire comprendre pourquoi cette série est indispensable à tout sériphile et sériphage qui se respecte, mais si vous ne l’avez jamais vue alors il vous manquera toujours un point d’entrée pour me comprendre vraiment ! Coup de ❤️ absolu !!!

📚 « Un homme », d’Oriana Fallaci. Grasset, 2004 🇮🇹🇫🇷.
Août 1968, un jeune déserteur antifasciste, Alekos Panagoulis, tente de faire sauter la Lincoln noire du chef de la Junte militaire au pouvoir, Georges Papadopoulos ; l’attentat, mal préparé, échoue. Arrêté, condamné à mort, mais laissé vivant au prix de plusieurs simulacres d’exécution, évadé puis repris, Panagoulis passera en tout cinq années en prison. Torturé pendant sa détention, il résiste en écrivant des poèmes. Grâcié à son corps défendant et libéré en 73, il menace de dynamiter l’Acropole, renonce puis s’exile en Italie. En mai 76, à 38 ans, il trouve la mort dans un très mystérieux accident de voiture… La journaliste italienne Oriana Fallaci a rencontré Panagoulis à Athènes, à sa sortie de prison, pour l’interviewer. C’est le début d’une passion qui va durer trois ans, jusqu’à la mort du héros. Du personnage, du destin fascinants du poète terroriste Panagoulis, de leur vie, de leurs discussions communes, elle tire un portrait envoûtant, une déchirante lettre posthume.
Écrit par une femme amoureuse, je relis régulièrement ce roman d’une beauté et d’une puissance inouïes et en sors à chaque fois bouleversée. Le style de Fallaci n’est pas forcément accessible mais si vous plongez dedans (ce que je vous souhaite) alors ce roman sera un de ceux qui vous accompagneront toute votre vie. Je vous souhaite cette rencontre ! Coup de ❤️

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