Quelques brèves de Fabienne

 

S50 – 9 au 15 décembre 2019

 

Un peu de culture dans ce monde de brutes.

🎞🎥 « À couteaux tirés » de Rian Jones avec Daniel Craig, Chris Evans, Jamie Lee Curtis, Christopher Plummer… 🇺🇸
Le romancier Harlan Thrombey convie dans son manoir sa famille, aussi excentrique que dysfonctionnelle, pour célébrer son 85e anniversaire. Mais le lendemain matin, le riche patriarche est retrouvé mort la gorge tranchée. Alors que tout indique un suicide, le détective privé Benoit Blanc s’invite dans l’enquête de l’inspecteur Elliott et commence à suspecter un meurtre.
Ça a la couleur et le goût d’Agatha Christie ! Le casting pour ce Cluedo grandeur nature est dingue, visez seulement les 4 comédiens cités plus haut. Maintenant rien d’exceptionnel niveau intrigue et c’est assez convenu. Même si cela reste du divertissement grand public, je suis de celles qui ne boudent pas leur plaisir. Sinon Jamie Lee Curtis je l’aime depuis Blue Steel en 1989.

📀 Rattrapage pour vous :

« Laurence Anyways » de Xavier Dolan avec Melvil Poupaud, Suzanne Clément et Nathalie Baye 🇨🇦 2012.
Dans les années 1990, Laurence annonce à Fred, sa petite amie, qu’il veut devenir une femme. Envers et contre tous, et peut-être bien eux-mêmes, ils affrontent les préjugés de leur entourage, résistent à l’influence de leur famille, et bravent les phobies de la société qu’ils dérangent. Pendant dix ans, ils tentent de survivre à cette transition, et s’embarquent dans une aventure épique dont leur perte semble être la rançon.
Bardé de récompenses (Cannes, Cabourg, Toronto…), ce film est un petit bijou. On y parle de survie, de blessure, d’amour et de résilience. Un long métrage pudique et d’une beauté bouleversante. Coup de ❤️ depuis la première fois que je l’ai vu en salle et dans ma DVDthèque dès alors !

📺 « Carnaval Row » de René Etchevarria et Travis Beacham’avec Orlando Bloom, Cara Delevingne, David Gyasi. 8 X 60’. Amazon Prime 🇺🇸
À la suite d’une guerre entre le Burgue et le Pacte, nous suivons l’histoire entre un policier et une fée dans un monde style victorien où cohabitent humains et êtres fantastiques (fées, pucks, kobolds, centaures, loups-garous, drows, etc.)
Le genre d’ambiance que j’affectionne et qui est finalement assez peu exploité en séries. Tout un univers est construit à l’instar de GOT et ça c’est admirable. Les moyens sont là aussi, photo est très belle et l’esthétique éblouissante. Il faut juste s’accrocher pour les 2 premiers épisodes… sur 8 ça fait beaucoup mais ça en vaut la peine tant la saison gagne en puissance au fil des épisodes. Série très politisée finalement qui renvoie au Passé avec les ghettos et à l’actualité toute contemporaine malheureusement. Les comédiens jouent plutôt bien et c’est une bonne surprise pour Cara Delevingne. Pas un coup de cœur mais se laisse regarder sans déplaisir !

Rattrapage pour vous :

📺 « Dirty sexy money » de Craig Wright avec Peter Krause, Donald Sutherland, William Baldwin, Natalie Zea… 2 saisons. 23 X 42´. ABC 🇺🇸 2007-2009.
Avocat new yorkais idéaliste, Nick George mène une vie tranquille auprès de sa femme et de sa fille jusqu’au jour où son père meurt en avion. La richissime famille Darling, qui l’employait depuis des décennies, trouve naturel que son fils lui succède pour gérer leurs intérêts divers et surtout très prosaïques. De Tripp, le patriarche, redoutable en affaires mais incapable de maîtriser sa famille, à Lætitia, sa femme, qui a entretenu une liaison secrète avec le père de Nick pendant des années, en passant par Patrick, l’aîné, amoureux d’une transsexuelle et candidat au poste de sénateur de New York, Karen, la pro du divorce qui planifie son quatrième mariage, Brian, l’homme d’église qui refuse de reconnaître son fils illégitime, et enfin Jeremy et Juliet, les jumeaux oisifs et fêtards, le travail ne manque pas à s’occuper des affaires, problèmes, incartades et états d’âmes des uns et des autres. D’abord réticent, Nick saura trouver son propre intérêt à cet emploi tout-terrain. Outre le don annuel de 10 millions de dollars qui lui permet de faire le bien autour de lui dans les associations dont il s’occupe (ajoutés à son salaire personnel), il doit aussi mener l’enquête sur les aspects mystérieux de la disparition de son père…
Pas la meilleure des séries évidemment mais des comédiens plutôt doués qui nous transportent malgré un ensemble assez inégal. Mention spéciale selon moi à Natalie Zea.

📚 « Le livre que je ne voulais pas écrire », d’Erwan Larher. Quidam / J’ai lu, 1997 🇫🇷
Je suis romancier. J’invente des histoires. Des intrigues. Des personnages. Et, je l’espère, une langue. Pour dire et questionner le monde, l’humain. Il m’est arrivé une mésaventure, qui est une tuile pour le romancier qui partage ma vie : je me suis trouvé un soir parisien de novembre au mauvais endroit au mauvais moment ; donc lui aussi.
Le livre qu’il ne voulait pas écrire était le livre que je ne voulais pas lire. Et pourtant…
Depuis longtemps dans ma bibliothèque, maintes fois pris et reposé (comme un rendez vous pourtant évident que l’on repousse), je me suis enfin décidée.
Alors bien sûr, j’arrive après la « bagarre » et la promo. Beaucoup d’entre vous l’ont lu et en ont parlé. Certainement en 1000 fois mieux que moi. Je voulais juste vous dire qu’en quelques phrases, le style de cet homme vous happe. J’ai découvert en filigrane un garçon qu’on aimerait tous avoir près de soi. Son écriture est forte et simple. Son propos douloureux (lui seul sait combien dans sa chair et dans sa tête) et plein de douceur(s). Parfois poétique, toujours bienveillant. C’est un homme debout et droit dans ses Santiags, un type résolument moderne et d’une autre époque. Un « Mensch ».
C’est sans doute mon plus grand regret, ne pas l’avoir lu plus tôt et puis ne jamais lui avoir adressé la parole en salons littéraires… peut-être qu’on se rattrapera.
Bref, un beau et énorme coup de ❤️ ! Objectif 2020 : rattraper toute sa biblio.

 

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