Quelques brèves de Fabienne

S43 – 21 au 27 octobre 2019

 

Un peu de culture dans ce monde de brutes.

🎞🎥 « Portrait de la jeune fille en feu » de Céline Sciamma avec Adèle Haenel et Noémie Merlant 🇫🇷🏳️‍🌈
1770. Marianne est peintre et doit réaliser le portrait de mariage d’Héloïse, une jeune femme qui vient de quitter le couvent. Héloïse résiste à son destin d’épouse en refusant de poser. Marianne va devoir la peindre en secret. Introduite auprès d’elle en tant que dame de compagnie, elle la regarde.
Un film écrit par une femme qui aime les femmes ça donne donc un film sublime et parfaitement maîtrisé. Tout est là. L’émotion, la puissance, la beauté, le chagrin, les regrets, le souvenir…
Le film a reçu le Prix du Scénario au Festival de Cannes 2019, il aurait pu tout rafler ! Coup de ❤️ absolu.
L’anti La Vie d’Adèle qui était un fantasme de réalisateur hétéro faisant prendre à ses comédiennes toutes les poses du Kamasutra que ça en devenait écœurant.
Bravo Cécile Sciamma de parler si bien des femmes qui s’aiment.
À voir ou à revoir : 

📀 « Call me by your name » de Luca Guadagnino avec Armie Hammer, Timothée Chalamet et Amira Casar. 🇮🇹🇺🇸🇫🇷🇧🇷🏳️‍🌈
Été 1983. Elio Perlman, 17 ans, passe ses vacances dans la villa du XVIIe siècle que possède sa famille en Italie, à jouer de la musique classique, à lire et à flirter avec son amie Marzia. Son père, éminent professeur, et sa mère, traductrice, lui ont donné une excellente éducation. Un jour, Oliver, un séduisant Américain qui prépare son doctorat, vient travailler auprès du père d’Elio. Elio et Oliver vont bientôt découvrir l’éveil du désir.
L’été amoureux de deux garçons et de leur passion amoureuse. C’est doux et ça fait un bien fou. Le film a reçu l’Oscar du meilleur scénario adapté. Il me tarde de retrouver les comédiens en 2020 pour savoir ce que sont devenus Elio et Oliver. Coup de ❤️ et mention spéciale à Armie Hammer qui est d’une beauté époustouflante.

📺 « The hot zone » de Brian Wayne Peterson avec Julianna Margulies, Liam Cunningham et Noah Emmerich. Mini-serie de 6 X 50’. National Geographic 🇺🇸
La série revient aux origines du virus Ebola, virus mortel extrêmement contagieux de la forêt tropicale d’Afrique centrale, ainsi que de son apparition sur le sol américain.
L’histoire débute en 1989. Aucun traitement n’existe lorsque ce virus meurtrier apparaît pour la première fois chez les chimpanzés d’un laboratoire de la banlieue de Washington. Une vétérinaire de l’armée américaine, qui travaille alors avec une équipe d’intervention spéciale secrète, tente de freiner l’épidémie avant qu’elle ne se propage à la population humaine, au péril de sa vie.
Pas une grande série, pas de VO ce qui est insupportable (les voix et transcriptions françaises au secours !) et même un peu boring mais bon il y a JM, l’héroïne d’Urgences, The Good Wife… allez y si vraiment rien d’autres…
📺 « Queer as folk » de Ron Cowen et Daniel Lipman avec Gale Harold, Randy Harrison, Peter Page, Thea Gil, Michelle Clunie. 5 saisons 83 X 58’ 🇨🇦🇺🇸 🏳️‍🌈Showtime. Adaptation de la série homonyme 🇬🇧 de Russel T D’avis. 2000-2005
Cette série raconte la vie de cinq homosexuels vivant à Pittsburgh en Pennsylvanie (Brian, Justin, Michael, Emmett, Ted), d’un couple lesbien (Lindsay et Melanie) et de la mère de Michael, Debbie.
Le premier épisode commence dans une boîte gay, le Babylon, alors que les quatre amis (Brian, Michael, Ted et Emmet) s’apprêtent à rentrer chez eux. Le jeune et idéaliste Justin, un lycéen de 17 ans qu’ils ne connaissent pas encore, part à la découverte de Liberty Avenue, le quartier gay de la ville. Il tombe sous le charme de Brian, publicitaire talentueux mais farouchement indépendant ; Brian ramène alors Justin à la maison, pour ce qu’il croit être un coup d’un soir. Cette même nuit, Brian devient père d’un petit garçon à la suite de l’insémination artificielle de sa meilleure amie lesbienne, Lindsay, une professeur de dessin.
La vie des personnages va être liée pendant cinq années. L’amour latent de Michael et Brian traverse toute la série. Le coming out tumultueux de Justin et sa relation durable avec Brian a des effets inattendus sur la vie de ce dernier et sur Michael. Justin trouve une oreille attentive auprès de son amie de lycée Daphné, alors qu’il essaie de lutter contre ses camarades homophobes et ses parents proches du divorce, Craig et Jennifer.
Pendant masculin et antérieur aux LWord, cette série diffusée au début des années 2000 se concentre beaucoup sur les garçons mais le couple de filles s’installe tranquillement pour devenir incontournable.
La dernière saison est sans doute la plus belle, dressant sans ambage et avec une réelle profondeur un état des lieux de la Communauté sous Bush. Coup de ❤️
📚 « Ronde de nuit », de Sarah Waters 10/18 🇬🇧🇫🇷
Des ruines de la Seconde Guerre mondiale, quatre Londoniens tentent de sauver les éclats de leur existence : Helen, prise dans le délitement de sa liaison interdite, Viv, captive de son amant, Kay, errante à travers la ville, ou Duncan, hanté par la prison. Retraçant avec force leurs amours et leurs déchirures, ces destins croisés apprendront à renaître.
J’ai dévoré et adoré ce roman même si ce n’est le meilleur de l’auteure britannique. Tout y est : le romanesque, la guerre, l’amour, les déceptions, les espoirs. Un très très très grand roman… Îl ne se raconte pas, il se lit ! Coup de ❤️
🎟 « Expo Bacon », Georges Pompidou. Paris 🇫🇷
À la suite des monographies consacrées à Marcel Duchamp, René Magritte, André Derain ou encore Henri Matisse, le Centre Pompidou poursuit la relecture des œuvres majeures du 20ème siècle et consacre une vaste exposition à Francis Bacon.
Les six salles de « Bacon en toutes lettres » placent la littérature en leur cœur. De grandes voix lisent en français et en anglais des textes d’Eschyle, Nietzsche, Bataille, Leiris, Conrad et Eliot. Ces auteurs, qui ont tous inspiré à Bacon des œuvres et des motifs, partagent un univers poétique, forment comme une famille spirituelle dans laquelle s’est reconnu le peintre. Ils ont en commun la même vision réaliste, amoraliste du monde, une conception de l’art et de ses formes libérée des a priori de l’idéalisme.
Un peintre dont je connaissais finalement assez peu le travail. J’ai beaucoup aimé cette immersion et la force qui se dégage de ses tableaux. En « cadeau » sans doute son triptyque le plus connu. Ses rouges sont éblouissants !
🎟 « 5 saisons à Paris », de Nathalie Infante, Hôtel de Ville de Paris 🇫🇷
Nathalie est une illustratrice de talent en plus d’être une amie très chère. Cette exposition est à son image : tendre, belle, fidèle et douce.
Je ne peux que vous conseiller d’aller admirer ses œuvres et d’acheter ses livres.
Coup de ❤️

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