Quelques brèves de Julie

 

S36 – 2 au 8 septembre 2019

 

Un peu de culture dans ce monde de brutes.

🎞🎥 « Fête de famille » de et avec Cédric Kahn, Catherine Deneuve, Vincent Macaigne et Emmanuelle Bercot 🇫🇷.
« Aujourd’hui c’est mon anniversaire et j’aimerais qu’on ne parle que de choses joyeuses ». Andréa ne sait pas encore que l’arrivée « surprise » de sa fille aînée, Claire, disparue depuis 3 ans et bien décidée à reprendre ce qui lui est dû, va bouleverser le programme et déclencher une tempête familiale.
Toutes les familles sont dysfonctionnelles et sources d’inspiration inépuisable ! Et là, le retour d’une « enfant », après plusieurs années d’absence, fait voler en éclats le fragile équilibre. C’est beaucoup plus sombre que Week-End en famille, un de mes films cultes et très juste dans la géométrie familiale variable entre secrets, alliances, rancœurs et amour. La Reine Catherine, je l’aime depuis tellement longtemps ❤️quant à Emmanuelle Bercot, elle est juste formidable ! Allez-y !

Voir ou revoir :

📀 « Mommy » de Xavier Dolan avec Anne Dorval, Antoine Olivier Pilon et Suzanne Clément, 2014 🇨🇦
Dans un Canada du futur proche, après les élections fédérales de 2015, une nouvelle loi, la loi S-14, autorise les parents d’enfants très difficiles à confier ceux-ci à une institution d’État de type hôpital psychiatrique pour mineurs.
Dans ce contexte, Diane “Die” Després, veuve d’une quarantaine d’années habitant la banlieue de Montréal, récupère la garde de son fils Steve, un adolescent souffrant de troubles psychiques, du fait de son expulsion pour comportement irresponsable et dangereux du centre de rééducation dans lequel il avait été placé peu de temps après la mort de son père.
Dans « Mommy » on se hurle dessus pour se dire qu’on s’aime, on se frappe pour se dire qu’on s’aime, on parle de crumble pour se dire qu’on s’aime, on fait interner son fils pur lui dire qu’on l’aime…
Dans « Mommy », le chagrin est fort et la joie bruyante.
Dans « Mommy » on passe d’un cadrage carré oppressant à un écran qui se déchire et s’agrandit comme pour aider le personnage principal à (re)naître, à chercher son souffle et cette liberté dont il est et s’est privé !
Dans « Mommy » on pleure de ne pas pouvoir aider la mère et le fils à s’aimer « normalement » !
Coup de ❤️

📺 « Big Little Lies » de David E. Kelley avec Nicole Kidman, Reese Witherspoon, Laura Dern et Zoë Kravitz… S2. 7 X52’. HBO 🇺🇸.
Thriller intimiste inspiré des romans de Liane Moriarty, Big Little Lies raconte l’histoire de 5 femmes que le destin réuni envers et contre tous.
Série féminine et féministe au casting exceptionnel, la S2 reste sur son axe et voit le nom de Meryl Streep rejoindre le casting. J’ai moins aimé que la S1 mais si vous voulez voir une série où les femmes prennent le pouvoir, où les mecs ne sont pas les super-héros habituels et où l’importance de la parole donnée pour se protéger les unes, les autres est plus forte que tout alors foncez ! Coup de ❤️ !

📺 « Luther » de Neil Cross avec Idris Elba, Dermot Crowley, Ruth Wilson… 20 X 57’. 5 saisons, Netflix🇬🇧.
Ayant terminé la S5, cela me permet de vous parler de toute la série puisqu’elle se clôture ici. 
John Luther est policier à la section criminelle de Londres. Après avoir traité une affaire de tueur d’enfants, Luther a fait une dépression nerveuse qui a mis son mariage en péril mais ce n’est pas la seule cause, le fait qu’il soit obnubilé par son emploi fait qu’il perd la notion de famille et de réalité. Très impliqué dans son travail, il doit lutter contre ses démons intérieurs qui sont parfois aussi dangereux que les criminels qu’il poursuit.
Saisons très inégales mais un réel plaisir de retrouver Elba en flic marginal et marginalisé.
C’est sombre, bien écrit. Anglais en un mot ! Bonne découverte ❤️.

📚 « Trilogie Victor Coste », d’Olivier Norek. Michel Lafon / Pocket 🇫🇷

« Code 93 » : Un cadavre, émasculé, qui rouvre les yeux sur la table d’autopsie. Un portable qui se met à sonner dans le corps d’un jeune toxico, mort de brûlures inexplicables. Malgré quinze ans de terrain en Seine-Saint-Denis, Victor Coste, capitaine de police, se prépare au pire.
Et que penser de ces lettres anonymes qui dessinent une première piste : celle d’un mystérieux dossier, le ” Code 93 ” ?
Une piste qui, des cercles huppés parisiens aux quartiers déshérités, fera franchir à Coste les limites du périphérique, et de la raison…
« Territoires » : Les exécutions sommaires de trois jeunes caïds de Malceny, “plaque tournante de la came pour l’Île-de-France”, mettent la SDPJ sur les dents. Mais le capitaine Coste n’a pas peur de mettre le feu aux poudres…
À Malceny, dans le 93, on est habitués aux règlements de comptes. Mais un nouveau prédateur est arrivé en ville et, en quelques jours, les trois plus gros caïds du territoire sont exécutés. Le capitaine Coste et son équipe vont devoir agir vite, car leur nouvel ennemi s’implante comme un virus dans cette ville laissée à l’abandon, qui n’attend qu’un gramme de poudre pour exploser. Une ville où chacun a dû s’adapter pour survivre : des milices occultes surentraînées, des petits retraités dont on devrait se méfier, d’inquiétants criminels de 12 ans, des politiciens aveugles mais consentants, des braqueurs audacieux, des émeutiers que l’État contrôle à distance de drone. Et pendant ce temps, doucement, brûle la ville.
La dernière affaire du capitaine Coste ? Elle se passe en enfer…
« Surtensions » : Cette sœur acceptera-t-elle le marché risqué qu’on lui propose pour faire évader son frère de prison ? De quoi ce père sera-t-il capable pour sauver sa famille des quatre prédateurs qui se sont installés dans sa maison ? Comment cinq criminels – un pédophile, un assassin, un ancien légionnaire serbe, un kidnappeur et un braqueur – se retrouvent-ils dans une même histoire et pourquoi Coste fonce-t-il dans ce nid de vipères, mettant en danger ceux qui comptent le plus pour lui ?
Des âmes perdues, des meurtres par amour, des flics en anges déchus : la rédemption passe parfois par la vengeance…

Alors voilà, comme vous le savez puisque vous me retrouvez chaque semaine, j’ai lu mon premier Norek « Entre deux mondes » fin juillet et j’ai adoré. J’ai donc décidé de lire sa trilogie autour du Capitaine Coste et de son équipe. Je me suis plantée j’ai lu Surtensions en premier, lisez dans l’ordre c’est mieux ! Bref… quoiqu’il en soit, impossible de lâcher. C’est aussi savoureux qu’une saison d’Engrenages. Norek rentre définitivement dans mon panthéon des auteurs de polars aux côtés des américains et des nordiques. Il est le seul français de ma sélection !
Coup de ❤️.

🎟 « Sally Mann », Jeu de Paume, Paris.

Depuis plus de quarante ans, Sally Mann (née en 1951) réalise des photographies expérimentales à la beauté obsédante qui explorent les thèmes essentiels de l’existence : mémoire, désir, mort, liens familiaux, magistrale indifférence de la nature envers les hommes. L’unité de ce vaste corpus – portraits, natures mortes, paysages et études diverses –, repose sur l’évocation d’un lieu, le Sud des États-Unis. 
Sally Mann, originaire de Lexington (Virginie), a écrit voici bien longtemps sur ce que signifie vivre dans le Sud des États-Unis.. S’appuyant sur un amour profond pour sa terre natale et sur une bonne connaissance de son héritage historique complexe, elle pose des questions fortes et provocantes, sur l’histoire, l’identité, la race et la religion, qui transcendent les frontières géographiques et nationales. Cette exposition, la première rétrospective majeure de cette artiste reconnue, traite de la façon dont sa relation avec sa terre d’origine a façonné son œuvre. 
Organisée en cinq parties et dotée de nombreuses œuvres inconnues du public ou inédites, cette rétrospective constitue à la fois une vue d’ensemble de l’œuvre de l’artiste sur quatre décennies et une fine analyse de la manière dont le legs du Sud, à la fois patrie et cimetière, refuge et champ de bataille, transparaît dans son travail comme une force puissante et troublante qui continue de modeler l’identité et le vécu de tout un pays. 
Magnifique expo soutenue par deux (courts) films documentaires sur le travail de l’artiste. J’ai été comme happée par ses photos qui sont à la fois grave et poétique. La photographe pose un regard critique sur l’Amérique ségrégationniste. Elle photographie les corps et l’insouciance de la jeunesse comme personne je crois. Je suis ressortie bouleversée et mélancolique. C’était beau. Et vous avez jusqu’au 22/9 pour aller admirer les clichés exposés❤️

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