Quelques brèves de Fabienne

 

S20 – 13 au 19 mai 2019

 

Un peu de culture dans ce monde de brutes.

🎞🎥 « Les crevettes pailletées » de Cédric le Gallo et Maxime Govare avec Nicolas Gob et Alban Lenoir 🇫🇷
Après avoir tenu des propos homophobes, Mathias Le Goff, vice-champion du monde de natation, est condamné à entraîner « Les Crevettes Pailletées », une équipe de water-polo gay, davantage motivée par la fête que par la compétition. Cet explosif attelage va alors se rendre en Croatie pour participer aux Gay Games, le plus grand rassemblement sportif homosexuel du monde. Le chemin parcouru sera l’occasion pour Mathias de découvrir un univers décalé qui va bousculer tous ses repères et lui permettre de revoir ses priorités dans la vie.
-> Un kiosquier parisien qui refuse de vendre le journal 🗞 L’Équipe parce que la Une représentait deux sportifs en train de s’embrasser, cela a suffi, moi qui ne suis ni porte-voix, ni porte-drapeau, à me donner envie de vous en parler ici. Alors bien sûr on est loin de « Priscilla folle du désert » auquel on pense inévitablement, bien sûr c’est plein de clichés (même éculés… ne lisez pas ce que je n’ai pas écrit, hein 🤪), bien malgré moi je n’ai pas été séduite mais au moins, ce film existe arc-en-ciel 🏳️‍🌈 existe !

Voir et revoir 📀

« Whiplash » de Damien Chazelle, avec JK Simmons et Miles Teller. 2014 🇺🇸
Ambitieux et perfectionniste, Andrew, 19 ans, rêve de devenir le meilleur batteur de jazz de sa génération. Élève au conservatoire de Manhattan, il serait prêt à tout donner, comme beaucoup de ses camarades, pour intégrer le cours d’orchestre de Terence Fletcher, professeur tyrannique célèbre pour son amour de la perfection musicale. Par chance, lors d’une répétition, Fletcher remarque Andrew et son talent encore brut.
Quelques chiffres quand même : film phénomène encensé par le public et la critique, Whiplash a obtenu de très nombreuses récompenses, comme le Grand Prix du jury et le Prix du Public au festival du cinéma américain de Deauville ainsi que trois Oscars dont celui de meilleur acteur dans un second rôle pour J.K Simmons.
Autant LaLaLand m’avait laissé indifférente autant là je dis et affirme : Attention chef d’œuvre ! ❤️ Un film sans fausse note qui nous prend aux tripes tant par le jeu des acteurs (Miles Teller a assuré 70 % des prestations à la batterie) que par le sujet ! Et ce, même si vous n’êtes pas spécialement fans de musique 🎧 !

📺 « Vernon Subutex » Canal + 🇫🇷 9X30’ avec Romain Duris, Céline Sallette, Florence Thomassin. 
Casque audio vissé sur les oreilles, blouson de cuir élimé, cheveux en bataille, slim noir… Romain Duris s’est glissé avec une aisance déconcertante dans les bottes de Vernon Subutex, le héros désabusé de Virginie Despentes, réimaginé par Cathy Verney pour la série de Canal+, dont la diffusion débute ce lundi 8 avril. Le quarantenaire fatigué, qui vivote à Paris dans un appart dont il vient de se faire virer, se rappelle sa flamboyante vingtaine après une soirée avec un vieux pote, le chanteur Alex Bleach, qui se termine par un drame.
Il était le propriétaire de Revolver, mythique boutique de vinyles parisienne qui a vu passer dans les années 1980-1990 une jeunesse avide de changer le monde, de vivre et de baiser en musique, sur les dernières pépites rock dénichées par Vernon. La belle époque, c’est fini. En 2019, le disquaire cool est devenu un quasi SDF, qui vit du RSA et de la générosité de ses anciens potes de soirée, avec lesquels il va renouer autant par nécessité que par nostalgie. Parallèlement, une enquête autour de secrets entourant la mort d’Alex Bleach se met en marche, impliquant un producteur ciné influent et une de ses détectives les plus aguerries, la Hyène…
Je suis très partagée sur cette série. Je suis incapable de dire si j’ai aimé ou pas. D’une manière générale j’évite « de lire et de voir ». Je choisis. Ne faites pas la même erreur, choisissez. Pour ma part, même si la trilogie traînait un peu en longueur, je l’ai préférée à l’adaptation, bien qu’objectivement elle soit réussie. 
J’ai aimé :
La descente aux enfers de Subutex qui est très bien rendue avec un Duris parfait.
Revoir le Paris qui me manque encore parfois…
Pour la petite histoire, la scène d’ouverture quand Vernon est expulsé et marche dans la rue, je reprenais le Thalys ce jour là en repartant du studio que j’habite dans le 11e et j’ai assisté aux premières prises de vue, rue Saint Maur… 🎥. C’est mon souvenir à moi de cette série 🤨.

Rattrapage pour vous !

📺 « Homeland »  de Alex Ganza et Gideon Raff avec Claire Danes, Damian Lewis (S1 et 2) et Mandy Patinkin. 7 saisons 84 épisodes. La série s’arrêtera à la S8 qui sera diffusée en juin 2019 sur Showtime 🇺🇸
Pitch S1 : Après une confidence de l’un de ses informateurs, Carrie Mathison, agent de la CIA souffrant secrètement d’un trouble bipolaire, est la seule persuadée que Nicholas Brody, marine américain libéré lors d’une opération commando, est radicalisé.
Une série de très très très bonne facture ! Toutes les saisons ne se ressemblent pas (j’ai eu du mal avec les 3 et 4, forcément, mais je ne veux pas spoiler). Si vous aimez les séries, il est impossible de ne pas passer par Homeland !!! La série israélienne 🇮🇱 Hostages dont elle s’inspire est très bien aussi, soit dit au passage !

⚠️ Deux chefs d’œuvre sinon rien cette semaine !!!

📚 « Lutetia  » de Pierre Assouline, Gallimard / Folio, 2006🇫🇷
Tapi dans les recoins les plus secrets du Lutetia, un homme voit l’Europe s’enfoncer dans la guerre mondiale. Édouard Kiefer, Alsacien, ancien flic des RG. Détective chargé de la sécurité de l’hôtel et de ses clients. Discret et intouchable, nul ne sait ce qu’il pense. Dans un Paris vaincu, occupé, humilié, aux heures les plus sombres de la collaboration, cet homme, pourtant, est hanté par une question : jusqu’où peut-on aller sans trahir sa conscience ?
De 1938 à 1945, l’hôtel Lutetia – l’unique palace de la rive gauche – partage le destin de la France. Entre ses murs se succèdent, en effet, exilés, écrivains et artistes, puis officiers nazis et trafiquants du marché noir, pour laisser place enfin à la cohorte des déportés de retour des camps.
En accordant précision biographique et souffle romanesque, Pierre Assouline redonne vie à la légende perdue du grand hôtel, avec un art du clair-obscur qui convient mieux que tout autre au mythique Lutetia. Quelle écriture Assouline ! ❤️

📚 « Maus  » d’Art Spiegelman, chez Flammarion 🇺🇸🇸🇪
Le père de l’auteur, Vladek, juif polonais, rescapé d’Auschwitz, raconte sa vie de 1930 à 1944, date de sa déportation. Ce récit est rapporté sous la forme d’une bande dessinée dont les personnages ont une tête d’animal : les juifs sont des souris, les nazis des chats, les Polonais des porcs et les Américains des chiens.
À lire et relire ! ❤️

Et comme il y a souvent des passerelles dans mes semaines culturelles :

🎟📸« Expo Leonard Freed ». Musée Juif de Bruxelles. 🇧🇪

Conçue en partenariat avec l’agence américaine Magnum, cette exposition présente une rétrospective de l’œuvre du photographe juif américain Leonard Freed (1929 – 2006).
Les minorités, la guerre, la révolution, les discriminations raciales, le travail, le plaisir, le maintien de l’ordre, la pauvreté, l’art ou encore la vie quotidienne sont au cœur du travail de ce « photographe documentaire ». Leonard Freed cherche à comprendre les raisons qui poussent les individus à faire ce qu’ils font, en s’intéressant à des moments-clés de l’histoire politique mondiale qu’il accompagne en tant que témoin engagé. Le conflit israélo-palestinien (depuis 1948), le mouvement des droits civiques aux États-Unis (1954 – 1968), l’Allemagne à l’heure de la Guerre froide, ou encore la révolution en Roumanie (1989) : loin de choisir ses sujets au hasard, Leonard Freed entend, par ses photographies, dénoncer le monde tel qu’il est. Venez (re)découvrir, à travers le regard singulier d’un photographe majeur du XXe siècle, les évènements qui ont marqué l’histoire contemporaine.
Des photos sublimes marqueurs du temps et de l’histoire. Du talent et un œil 👁 à toute épreuve.

✍🏻 Vinciane Moeschler la plus 🇧🇪 des auteures 🇫🇷🇨🇭) en dédicace.
Mardi, Vinciane présentait son dernier roman « Trois incendies » chez Stock- Arpèges 🇫🇷
Beyrouth, 1982. Avec son Rolleiflex, Alexandra, reporter de guerre, immortalise la folie des hommes. Mais le massacre de Chatila est le conflit de trop. Ne comprenant plus son métier, cet étrange tango avec la mort, elle éprouve le besoin vital de revoir sa mère, Léa…
Celle-ci, née en Belgique, a connu une enfance brutale, faite de violence et de secrets. Alors que sa mémoire s’effrite, sa fuite des Ardennes sous les assauts des nazis lui revient, comme un dernier sursaut avant le grand silence.
Et puis il y a Maryam, la fille d’Alexandra, la petite-fille de Léa. Celle qui refuse la guerre, se sent prête à aimer et trouve refuge auprès des animaux…
De Beyrouth à Buenos Aires en passant par Bruxelles, Berlin et Brooklyn, Vinciane Moeschler brosse le portrait de trois femmes, trois tempéraments — trois incendies.
Auteure polymorphe (théâtre, romans, radio, presse…), laissez-vous embarquer par la plume de Vinciane. Pour ma part, je le lis vite et reviens vous en parler !!!

⛵️🛶🧩🎮🧸

Les puces nautiques, Place du Châtelain 🇧🇪

Comme chaque année se tiennent les Puces nautiques juste sous nos fenêtres (salon et bureau). Comme chaque année, le mat d’un voilier retient l’attention de Bouba, des odeurs de fêtes foraines montent à nos narines, des ballons 🎈 s’envolent… S’en suit une ambiance « bon enfant » pour chiner sur les différents stands, saluer des copains, boire un verre…

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