Quelques brèves de Fabienne

 

 

S9 – 1er au 7 mars 2021

 

 

 

Un peu de culture dans ce monde de brutes.

🎥🎞🚫
Toujours compliqué…
¯\_(ツ)_/¯

À voir ou à revoir : 

📀 « Duelles  », d’Olivier Masset-Depasse avec Verlee Baetens, Anne Coesens, Arieh Forthalter 2018 🇧🇪

Au début des années 1960, Alice et Céline vivent avec leurs familles dans la banlieue de Bruxelles. Elles sont les meilleures amies du monde jusqu’au jour où survient un événement tragique qui vient bouleverser leurs vies.
Adaptation du roman « Derrière la haine » de Barbara Abel qui fait une petite apparition dans le film, Duelles fait la part belle à une duo d’actrices d’exception. Mention spéciale pour moi à Verlee Baetens. La lumière est magnifique, la photo maîtrisée, la reconstitution 1960 parfaite… cependant, il m’a manqué quelque chose dans le scénario, deux ou trois scènes supplémentaires pour créer le doute qu’au final, nous n’avons pas plus de 3 secondes sur la folie supposée d’Alice. À voir quand même bien sûr.
Pour aller plus loin : le film remporte neuf récompenses lors de la cérémonie des Magritte du cinéma 2020 dont celle du meilleur film, du meilleur réalisateur et de la meilleure actrice. Il a été diffusé sur la RTBF lors de la semaine spéciale Magritte.
Un remake hollywoodien est envisagé par le même réalisateur, avec dans les rôles principaux Jessica Chastain et Anne Hathaway.

📀 « Desert Heart », de Donna Deitch avec Helen Shaver, Patricia Charbonneau, Andra Akers… 1985 🇺🇸🏳️‍🌈

En 1954, Viviane Bell, professeur de littérature à New York arrive à Reno dans le but de divorcer. Elle est hébergée dans un ranch par Frances Parker. Réservée, peu sûre d’elle, cette grande intellectuelle a prévu de travailler afin d’oublier. Elle s’enferme dans sa chambre et s’isole en plein cœur du désert américain. Alors qu’elle avait envisagé un séjour tranquille et apaisant, Viviane fait la connaissance de Cay, la belle-fille de Frances. Cette jeune femme de 25 ans est sculpteuse mais gagne sa vie en travaillant comme caissière dans un casino. Ouvertement lesbienne bien que son choix de vie déplaise à Frances, Cay tombe bientôt amoureuse de Viviane. Seulement malgré sa fascination pour Cay, Viviane, de 10 ans son aînée, commence par ignorer son désir pour finalement céder à celui-ci. Au coeur du Nevada, en plein désert aride, Viviane et Cay, en vivant leur amour au grand jour, défient une société rigide, hypocrite et intolérante.
Grand classique en matière de films « L. », Desert Heart est un long-métrage qui parle de désir, d’empêchement et d’assouvissement. On se cherche, on se trouve, on hésite et finalement, on plonge en espérant le meilleur. Une jolie histoire d’amour saphique qui finit bien (en 1985, ce n’était pas si courant) et ça fait du bien. À voir ou revoir et coup de ♥️ pour cet ancêtre de « Carol ». Y a de la chemise à franges, des santiags et une très belle scène d’amour.

📺  « Après toi, le chaos » de Carlos Montero avec Inma Custa, Barbara Lennie, Tamar Novas et Aron Piper 8 X 50’ 🇪🇸 Netflix

Raquel suit son mari dans la ville natale de ce dernier, en Galice. Professeur de littérature, elle commence à enseigner au lycée Novariz. Mais la jeune femme va vite se rendre compte que l’enseignante qu’elle remplace s’est suicidée trois semaines plus tôt, et que ses nouveaux élèves ne sont pas étrangers à cet événement.
Auto-adaptation du roman « El desorden que dejas » du créateur, cette série est une très bonne surprise. On connaissait le talent des espagnols pour les thrillers noirs, très noirs, leurs films d’horreur et depuis peu leurs séries avec Casa de Papel notamment qui s’est exportée dans le monde entier. Une chose est sûre, ils sont de plus en plus forts en écriture, leurs comédiens sont excellents et les décors naturels fabuleux. Une série Teen mais pas que, bien au contraire. J’ai adoré l’ambiance, la photographie, la région (que je mets dans mon Top 10 des voyages à faire). Coup de ♥️

💭📺📼🧸👵🏻 « Lady Oscar » 40 X 23´ 🇯🇵 créé d’après le manga La Rose de Versailles de Riyoko Ikeda et diffusé du 10 octobre 1979 au 3 septembre 1980 sur NTV.

En France, la série a été diffusée à partir du 8 septembre 1986 sur Antenne 2 dans l’émission Récré A2, rediffusée en 1989 toujours sur Antenne 2, puis en 1998 sur France 3 dans l’émission Les Minikeums, sur France 5 dans l’émission Midi les Zouzous en 2004, et enfin en 2005 et en 2011 sur Mangas. Au Québec, elle a été diffusée à partir du 13 décembre 1986 sur TVJQ puis rediffusée à partir du 4 mars 1989 sur Canal Famille.
Oscar est une jeune femme élevée en garçon par un père excédé de n’avoir que des filles. L’éducation militaire d’Oscar lui permet de devenir le capitaine de la garde royale, chargée de la protection de la jeune dauphine Marie-Antoinette. Aux côtés d’Oscar, il y a André, son ami d’enfance, secrètement amoureux d’elle. Ensemble, ils devront affronter les premiers troubles annonçant la Révolution française.
Lady Oscar ! Mon héroïne d’alors. C’était l’époque où, quand on était différent, on cherchait du sous-texte partout. J’ai adoré suivre ses aventures, le trouble de Fersen quand il ressent de l’attirance pour celle qu’il croit garçon, André, l’amoureux éperdu et cette jeune femme qui ne se laisse pas conter dans ce monde d’hommes. Un hymne à la liberté, une émancipation du genre ! Coup de ♥️🏳️‍🌈

💭📺📼🧸👵🏻  « Mission casse-cou » (en France) ou Arme et charme (au Canada) (Dempsey & Makepeace au Royaume-Uni) est une série télévisée britannique en un épisode de 105 minutes et 29 épisodes de 50 minutes, créée par Tony Wharmby et diffusée entre le 11 janvier 1984 et le 1er novembre 1986 sur le réseau ITV1.

Au Québec, la série a été diffusée à partir de 1985 sur TVA. En France, la série a été diffusée à partir du 18 mai 1986 sur FR3.
James Dempsey est lieutenant de police à New York lorsqu’il découvre que la corruption règne au sein de son service. Afin que sa protection soit assurée, il est muté à Londres où il devient l’équipier d’Harriet Winfield aka “Makepeace“, une aristocrate anglaise sophistiquée et membre du SI-10, une unité d’élite.
Les aventures de ces deux agents contre la pègre londonienne vont alors être pimentées par le choc de deux cultures radicalement opposées.
Fan absolue de cette série anglaise (les anglais déjà et toujours), du duo (ou comme pour beaucoup de séries à l’époque, les différences entre les héros étaient le principal ressort de l’intrigue). La très sexy Glynis Barber a sans doute jouer un rôle dans mon engouement jamais démenti.
Pour la petite histoire, Michael Brandon et Glynis Barber se sont mariés le 18 novembre 1989 à Londres après s’être rencontrés sur la série. Ils ont un fils né le 21 novembre 1992 prénommé Alexander. Coup de ♥️ !

📚 « Disparue » de Mary McGarry Morris, 1989, Poket

L’adolescente était arrivée pieds nus, à peine vêtue, les mains pleines de sang… Sur le chantier désert, près d’un camion, elle aperçut Wallace, un cantonnier craintif. Elle enleva l’homme et le véhicule. Un peu plus loin, à Stonefield, elle entra dans une maison pour voler de l’argent et revint avec une adorable petite fille de dix-huit mois, Canny.. Cinq ans plus tard, les trois êtres hagards sillonnent les Etats-Unis… Canny a grandi. Maigre, sale, maladive, elle se consume d’amour pour ceux qu’elle croit ses véritables parents. Au terme d’une folle errance, le couple revient à Stonefield… La famille de Canny est très riche. Pourquoi ne pas demander une rançon ?
Quand je suis en phase de relecture (je travaille beaucoup en ce moment sur les 4e de couv de mes titres à paraître), j’aime lire des choses qui n’ont rien à voir avec ce que je fais. Ce premier roman est d’une noirceur et d’une violence intenses. Il raconte un double enlèvement et les errances qui s’ensuivent durant sept ans. Trois personnages broyés par un destin implacable, des « orphelins » qui incarnent les travers de l’Amérique… J’ai adoré le personnage de Wallace.
« Disparue » (1989) a été sélectionné pour le Pen Faulkner Award et le National Book Award. Elle a ensuite publié « Une femme dangereuse » (1991), puis « Mélodie du temps ordinaire », (1999), best-seller aux Etats-Unis, rien de moins ! À découvrir de toute urgence et coup de ♥️ pour moi !

Et parce qu’ici, les musées sont ouverts…

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🖼🎨 « Be Modern » de Klee à Tuymans, Musées Royaux des Beaux Arts 
L’exposition BE MODERN se focalise sur la collection d’art moderne et contemporain des MRBAB, regroupant des artistes belges et internationaux de renom. Un choix de quelque 150 peintures, sculptures, œuvres sur papier, installations et vidéos retrace l’histoire moderne des arts visuels.
La sélection est aussi variée et riche que la collection elle-même et propose un aperçu chronologique. La liberté et l’expérimentation constituent le fil rouge de l’exposition qui présente trois grands thèmes. Le premier est l’émancipation de la ligne et de la couleur et l’évolution vers un langage visuel radicalement abstrait. Un second thème porte sur l’utilisation des matériaux, le changement du rapport à l’objet et la perspective de l’art conceptuel. Enfin, l’accent est mis sur l’évolution des rapports entre l’homme et le monde au XXe siècle et les questions existentielles qui en découlent. Visuellement dynamique, cette exposition aborde les collections sous un nouvel éclairage et invite à une redécouverte des grands noms du modernisme international et de ses représentants belges.
Beaucoup, beaucoup d’œuvres à admirer. Je n’ai pas tout aimé mais quand j’ai aimé, c’était très fort. Et puis ensuite un détour par l’expo Bruegel, grand maître de la Renaissance (Pays-Bas espagnols). Revoir Babel entre autres… c’est toujours bouleversant.
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