Quelques brèves de Fabienne

 

S49 – 6 au 12 décembre 2021

 

 

 

Un peu de culture dans ce monde de brutes.

🎞🎥 « No time to die » de Cary Joji Fukunaga avec Daniel Craig, Léa Seydoux, Rami Malek… 🇺🇸🇬🇧 2021

Bond a quitté les services secrets et coule des jours heureux en Jamaïque. Mais sa tranquillité est de courte durée car son vieil ami Felix Leiter de la CIA débarque pour solliciter son aide : il s’agit de sauver un scientifique qui vient d’être kidnappé. Mais la mission se révèle bien plus dangereuse que prévu et Bond se retrouve aux trousses d’un mystérieux ennemi détenant de redoutables armes technologiques…
25e James Bond. 5e et dernier avec Daniel Craig qui a offert, selon moi le meilleur 007 de l’histoire du cinéma. Mais voilà « Mourir peut attendre » est le moins bon malheureusement et on s’en rend compte dès le générique et les premières images, bien plus poussives qu’habituellement. Il y a un temps pour courir l’arme au poing et un autre pour se « ranger ». Le scénario est très approximatif, la machination survolée, même si Craig en impose encore plus en agent fatigué et « crépusculaire »… c’est donc bel et bien la fin et c’est triste de terminer de cette façon.
La vraie James Bond girl reste pour moi Eva Green, pas Léa Seydoux, il n’y a qu’une seule et unique M et c’est Judith Dench (on ne peut pas dire que je sois inconstante), pas Ralph Finnes quant au méchant, le meilleur a été sans conteste Javier Bardem, non ?
Déception donc…

À voir ou à revoir : 

📀 « Le goût de la haine » de Jan Komasa avec Maciej Musiałowski, Vanessa Aleksander, Agata Kulesza, Danuta Stenka… Netflix 🇵🇱

En travaillant dans l’univers de la diffamation sur les réseaux sociaux, un jeune homme sans scrupules apprend vite les conséquences bien réelles du vitriol virtuel.
Un homme frustré peut devenir une bombe à retardement c’est ce que raconte ce long métrage polonais glaçant. Tout du long nous suivons Tomasz un étudiant d’origine modeste qui se fait renvoyer de l’université pour avoir plagié un examen. De là, il plonge dans une spirale de violences qu’il orchestre avec maestria… sans peur et sans remord !
Le comédien principal est brillant, incroyable de froideur et de cynisme.
À voir !
NB Wikipedia : Ce film a été comparé avec un évènement contemporain de sa production : trois semaines après la fin du tournage, Paweł Adamowicz, maire de la ville de Gdańsk en Pologne et politicien libéral fréquemment ciblé par des haineux en ligne, a été poignardé à mort lors d’un événement caritatif diffusé en direct.

📀 « L’ange blond » de Visconti : Björn Andresen de l’éphèbe à l’acteur de Kristian Petri, Kristina Lindström Arte 🇸🇪

Pendant la première mondiale de « Death in Venice » à Londres en 1971, Luchino Visconti, le réalisateur italien, a proclamé que Björn Andrésen, l’adolescent vedette de son dernier film, était le plus beau garçon du monde.
Malheureusement, je trouve que l’on passe à côté du sujet qui est, selon moi, le traumatisme de ce jeune garçon à la mort de sa mère. Après la présentation de « Mort à Venise » au Festival de Cannes de 1971, le Japon, et en particulier ses Mangaka s’emparent de l’image de Björn. Il est le modèle du « petit prince de collines » dans Candy et surtout « Lady Oscar ». La boucle est bouclée avec ma chronique cette année sur la télé « nostalgie ».

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📺 « Sermons de minuit » de Mike Flanagan avec Zach Gilford, Kate Siegel, Hamish Linklater 7 X 58’ Netflix 🇺🇸

Une communauté fait face à des événements miraculeux et à de sombres présages après l’arrivée d’un mystérieux prêtre.
Cette série est une sorte d’OVNI « miraculeux » qui parle de fanatisme religieux, d’extrémisme(s) mais aussi et surtout de foi. C’est une série très verbeuse mais les dialogues / monologues sont impressionnants de justesse et le casting est tout simplement impeccable. Mention spéciale à Hamish Linklater un comédien « visité ». Coup de ♥️

📺 « Maid » de Molly Smith Metzler avec Margaret Qualley, Nick Robinson, Rylea Nevaeh Whittet et Andie McDowell 10 X 50’ Netflix 🇺🇸

Fuyant une relation violente, une jeune mère devient femme de ménage et se bat pour subvenir aux besoins de sa fille, dans l’espoir d’un avenir meilleur.
Coup de ♥️ pour cette série tirée de l’autobiographie de Stephanie Land. On suit pas à pas le parcours semé d’embûches d’Alex qui décide de rompre le cercle vicieux familial de la maltraitance physique et psychologique. Mais quand on est pauvre, tout est très compliqué. Pour
avoir droit à un logement social, Alex a besoin d’un travail. Mais sans argent, Alex ne peut pas payer de garderie pour sa fille de deux ans – or, pour avoir droit à une garderie subventionnée, Alex a besoin… de prouver qu’elle a un travail. On est en empathie totale avec le duo formé par la mère et sa fille, on vibre avec elles deux, on a envie d’étrangler la mère sourde et aveugle (géniale Andie) car elle même n’a rien réglé de ses propres démons, on s’amusera de la ressemblance de Nick Robinson (excellent dans le rôle du « mari ») avec Julien Doré (si si, j’ai fait un montage photos pour le prouver). Bref à voir de toute urgence !!! Top 10 2021

📺 « En verre et contre tous » spécial Noël Netflix 🇨🇦

Des artistes passés maîtres dans l’art du soufflage de verre allument le feu de la passion pour relever des défis sculpturaux en cette période de Noël.
Plaisir de retrouver ce concours et les souffleurs des saisons passées ! C’est beau et toujours un coup de ♥️ !!! Et puis ça y est, on est dans l’esprit de Noël 🎄 !

💭📺📼🧸👵🏻 « Magnum » (Magnum, P.I.) avec Tom Selleck, John Hillerman, Larry Manetti, Roger E. Mosley, Jeff McKay dans les rôles principaux, est une série télévisée américaine 🇺🇸 en 162 épisodes de 50 minutes, créée par Glen A. Larson et Donald P. Bellisario et diffusée entre le 11 décembre 1980 et le 1er mai 1988 sur le réseau CBS.

En France, la série est diffusée à partir du 13 décembre 1981 dans le cadre de l’émission Dimanche Martin sur Antenne 2. Rediffusion et épisodes inédits en 1988 sur M6 jusqu’au début 1992. Rediffusion sur Antenne 2, puis France 2, France 3, TF1, puis sur France 3, sur France 4, 13e rue en 2005, 2006, Comédie+, Jimmy et sur TV Breizh, ainsi qu’au Québec à partir du 5 septembre 1984 sur le réseau TVA. En 2018, la série fait l’objet d’un reboot avec Magnum ; la bande-annonce réalisée par Justin Lin est diffusée sur CBS en mai et la série est diffusée à partir du 24 septembre 2018.
Ancien combattant de la guerre du Viêt Nam puis lieutenant dans l’Office of Naval Intelligence, Thomas Magnum s’occupe désormais de la sécurité d’une des propriétés du célèbre écrivain de polars Robin Masters située à Oahu dans l’archipel d’Hawaï. C’est à la suite d’un pari perdu que l’auteur à succès a laissé à Magnum la jouissance de sa maison d’amis et de sa Ferrari, à la condition qu’il assure la sécurité de sa résidence. Magnum partage le domaine avec Jonathan Quayle Higgins III, un majordome britannique rigide, ancien soldat de l’armée des Indes. Higgins supporte mal la décontraction de Magnum et lui rend la vie difficile avec ses deux dobermans, Zeus et Apollon. Magnum travaille désormais comme détective privé. Il fait souvent appel à ses amis Terry et Rick, eux aussi vétérans du Viêt Nam. Terry est un pilote d’hélicoptère reconverti dans le tourisme aérien, et Rick est devenu gérant d’un club sélect situé en bord de mer, le King Kamehameha.
Divertissement bien plus complexe que son apparence bonhomme ne le laissait supposer (ah ce haussement de sourcils), Magnum a marqué l’univers des séries par son élégance, son humour et ses différents niveaux de lecture. Il restera pour moi le héros gay 🏳️‍🌈 de mon enfance même si évidemment c’est du sous sous-texte !

📚 « Cabossé  », de Benoît Philippon 🇫🇷

Quand Roy est né, il s’appelait Raymond. C’était à Clermont. Il y a quarante-deux ans. Il avait une sale tronche. Bâti comme un Minotaure, il s’est taillé son chemin dans sa chienne de vie à coups de poing : une vie de boxeur ratée et d’homme de main à peine plus glorieuse. Jusqu’au jour où il rencontre Guillemette, une luciole fêlée qui succombe à son charme, malgré son visage de « tomate écrasée« … Et jusqu’au soir où il croise Xavier, l’ex jaloux et arrogant de la belle – lequel ne s’en relèvera pas… Roy et Guillemette prennent alors la fuite sur une route sans but. Une cavale jalonnée de révélations noires, de souvenirs amers, d’obstacles sanglants et de rencontres lumineuses.
C’est drôle d’avoir lu « Mamie Luger » avant « Cabossé » mais c’est avec un plaisir intact que j’ai retrouvé, donc, Roy et Guillemette ! J’aime tout chez Benoit à commencer par lui. C’est un garçon charmant, plein de projets et un sacré raconteur d’histoires ! Partez en cavale avec ces deux-là, vous ne le regretterez pas. Coup de ♥️
Hâte de lire son 4e « Petiote » !!!
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