Quelques brèves de Fabienne

 

 

S47 – 29 novembre au 5 décembre 2021

 

 

 

Un peu de culture dans ce monde de brutes.

🎞🎥 « Respect » de Liesl Tommy avec Jennifer Hudson, Forest Whitaker, Marlon Wayans… 2021 🇺🇸

Le film suit l’ascension de la carrière d’Aretha Franklin, de ses débuts d’enfant de chœur dans l’église de son père à sa renommée internationale. « Respect » est la remarquable réelle histoire retraçant le parcours de cette icône de la musique.
Biopic assez inégal, ce film est une ode à la grande artiste et défenderesse des droits civiques pour notamment la population afro-américaine. Il y avait plein de choses sur sa vie que j’ignorais (notamment sa petite enfance, elle a été mère pour la première fois à 12 ans) et le film éclaire quelques pans de l’histoire personnelle (mais pas assez) de la chanteuse. Pour comprendre qui on est, il faut souvent (toujours ?) regarder les premières années ! J’ai beaucoup aimé les 20 premières minutes sur son enfance (la jeune comédienne est formidable) ensuite… Jennifer Hudson n’est pas forcément à la hauteur du personnage qu’elle incarne et c’est dommage. Plutôt que de voir le film, je vous invite à mettre un des disques d’Aretha sur la platine !

 À voir ou à revoir : 

📀 « I, Tonya » de Craig Gillespie avec Margot Robbie, Sebastian Stan, Allison Janney, Julianne Nicholson, 🦜 2017 Netflix 🇦🇺

Le parcours de la sportive controversée Tonya Harding, championne de patinage artistique dans les années 80-90, première femme à réussir un triple axel dans une compétition majeure, mais surtout connue aujourd’hui pour sa célèbre rivalité avec la patineuse Nancy Kerrigan aux JO de 1994 et sa tentative avec son mari d’alors, de nuire à sa rivale.
Le film débute comme un faux documentaire avec des ITW face caméra et des plans en 4/3. Une présentation originale des personnalités qui gravitent ou ont gravité autour de la patineuse. Et puis le film débute, racontant l’enfance et l’adolescence de Tonya, sous le joug et l’emprise d’une mère malveillante, brutale et alcoolique, la rencontre avec le petit ami violent qui provoquera sa chute, l’ami mégalomane de ce dernier, son entraîneuse aussi. Tout cela nous conduit en 1994, aux JO de Lillehammer🇳🇴 où elle récoltera d’une 8e place seulement avant d’être interdite, à vie, de patinage. Un biopic à voir avec une mention spéciale pour Allison Janney. Toujours. ♥️

📺 « Octobre » de Søren Sveistrup avec Danica Curcic,Mikkel Boe Følsgaard,Iben Dorner 6 X 52’ 🇩🇰Netflix

Un bonhomme en marrons veille sur une violente scène de crime. Scrutant cet indice sinistre, deux policiers traquent un tueur impliqué dans la disparition d’une enfant.
Au moment où j’écris cette chronique plusieurs semaines sont passées depuis le visionnage de cette série et force est de constater que je n’en ai rien retenu à part qu’il existe différentes sortes de marrons 🌰 ! Moi qui suis une grande fan des séries policières scandinaves pour leur ambiance, leur tempo, leurs paysages ET fan du créateur de « Forbrydelsen » la version originale de « The Killing » eh bien je suis passée à côté. En six épisodes, les scénaristes survolent la psychologie des personnages et c’est bien dommage ! Je vous laisse vous faire votre opinion.

📺 « Fantastic FungiScenes from a marriage » de Hagai Levi avec Jessica Chastain et Oscar Isaac 5 X 55’ HBO max 🇺🇸

La série se penche sur les notions d’amour, haine, désir, monogamie, mariage et divorce à travers un couple d’Américains contemporains.
14 ans après le ô combien éprouvant « Tell me you love me », « Scenes from a marriage » (adaptation de la minisérie suédoise de 1973 du même nom réalisée par Ingmar Bergman, puis du film) parle de la déliquescence du couple. Jessica Chastain et Oscar Isaac, amis dans la vraie vie, se déchirent. C’est la parfaite démonstration de « pas avec toi mais jamais sans toi ». C’est beau. C’est triste. C’est merveilleusement bien interprété. Et ça fait du bien de voir Jessica Chastain dans un registre plus intime et intimiste. Coup de ♥️ et TOP 10 pour cette mini-série d’exception ! À voir toute affaire cessante.

📺 « 1 sur 5 » de Karl Zéro 2021 🇫🇷

Face à l’omerta pesant sur le sujet en France, le journaliste Karl Zéro vient de jeter un véritable pavé dans la mare de la pédocriminalité avec la sortie du film « 1 sur 5 ». Un documentaire aussi glaçant que salvateur !
Les images et les propos tenus des 10 premières minutes sont déplacés et insupportables !!! Avec ce documentaire Karl Zéro dénonce la pédocriminalité et raconte comment ces prédateurs sexuels ont réussi à tisser toute une toile autour de la société pour continuer à abuser impunément d’enfants. La stratégie politique couvre non pas les victimes mais les agresseurs / incesteurs/ bourreaux / prédateurs et c’est à vomir 🤢🤮 . Le titre 1 sur 5 représente « simplement » 20 % d’enfants, entre 3 et 15 ans, victimes ou ayant été victimes de viols et / ou de violences sexuelles aujourd’hui en Europe.
L’ambition de ce documentaire ? Que plus personne ne puisse dire qu’il « n’était pas au courant » de ce fléau qui a ruiné et continue à ruiner la vie de milliers d’enfants et d’adolescents.
À noter que pour financer son film, Karl Zéro a eu recours à une campagne de financement participatif, le crowfunding Ulule car aucun producteur, aucun média, aucune chaîne de télévision, aucune plateforme n’a osé s’aventurer sur ce sujet ô combien « sensible », c’est un euphémisme car il n’y a pas de mots quand on voit et entend de telles horreurs. Reveillez-vous (sur ce sujet aussi !!!) car le changement ne vient jamais d’en haut mais de la rue et des lanceurs d’alerte. Si vous voulez vous indigner, c’est maintenant. Un viol d’enfant est un crime imprescriptible. À voir ABSOLUMENT ! ♥️ le lien est là !!!!

💭📺📼🧸👵🏻 « Pause café » est une série télévisée dramatique française en six épisodes de cinquante-deux minutes, créée par Georges Coulonges et réalisée par Serge Leroy, avec Véronique Jannot dans le rôle de Joëlle Mazart (vite surnommée Pause café par les élèves), diffusée à partir du 12 février 1981 sur TF1. L’année suivante, à partir du 16 avril 1982, la même chaîne diffuse une seconde saison sous le titre Joëlle Mazart, composée de six épisodes de cinquante-deux minutes réalisés par Jean-Claude Charnay. Une troisième saison sera créée 7 ans plus tard, à partir du 12 janvier 1989, sous le titre Pause-café pause-tendresse, composée de huit épisodes de quatre-vingts minutes à nouveau réalisés par Serge Leroy et aussi Charles Bitsch (épisodes 5 et 6).

Une jeune femme, Joëlle Mazart, commence sa carrière d’assistante sociale dans un grand lycée d’enseignement général. Elle gagne rapidement la confiance des élèves en les accueillant dans son bureau autour d’une tasse de café, pratique dont les élèves tirent rapidement un surnom. Mais elle entre aussi rapidement en conflit avec le proviseur du lycée, avec ses méthodes « trop » modernes et « trop » répréhensibles à son gout. Vers la fin de l’année scolaire, il négocie avec elle son départ en échange de la réintégration d’un élève exclus pour avoir fumé du cannabis dans l’établissement. Elle part donc, mais avec la reconnaissance de tous les élèves, et aussi avec le conseiller en orientation qui est devenu son compagnon.
Cette critique n’en est pas une car, à 10 ans, je suis tombée amoureuse de Véronique Jannot. Et évidemment je voulais être élève dans l’établissement Jules Vernes pour la croiser dans les couloirs ! A part ça, je n’ai pas retenu grand chose de cette série qui a cependant passionné la France entière à sa diffusion. Coup de ♥️ d’alors. Je ne brûle pas mes idoles.

📚 « Il reste la poussière  », de Sandrine Collette, Le livre de poche 🇫🇷 

Patagonie. Dans la steppe balayée de vents glacés, un tout petit garçon est poursuivi par trois cavaliers. Rattrapé, lancé de l’un à l’autre dans une course folle, il est jeté dans un buisson d’épineux. Cet enfant, c’est Rafael, et les bourreaux sont ses frères aînés. Leur mère ne dit rien, murée dans un silence hostile depuis cette terrible nuit où leur ivrogne de père l’a frappée une fois de trop. Elle mène ses fils et son élevage d’une main inflexible, écrasant ses garçons de son indifférence. Alors, incroyablement seul, Rafael se réfugie auprès de son cheval et de son chien.
Dans ce monde qui meurt, où les petits élevages sont remplacés par d’immenses domaines, l’espoir semble hors de portée. Et pourtant, un jour, quelque chose va changer. Rafael parviendra-t-il à desserrer l’étau de terreur et de violence qui l’enchaîne à cette famille ? Toujours autant de plaisir à dévorer les histoires de la romancière. Un « southtern » argentin, noir, inhospitalier, lent et violent. Ce roman à la fois ample et contenu, dévoile un bout de terre, un bout de vie, un bout de bonheur… peut-être.
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