Quelques brèves de Fabienne

 

 

S44 – 1er au 7 novembre 2021

 

 

 

Un peu de culture dans ce monde de brutes.

🎞🎥 « The Guilty » de Antoine Fuqua sur un scénario de Nic Pizzolatto avec Jake Gyllenhaal 🇺🇸

Une femme, victime d’un kidnapping, contacte les urgences de la police. La ligne est coupée brutalement. Pour la retrouver, le policier qui a reçu l’appel ne peut compter que sur son intuition, son imagination et son téléphone.
Réalisé pendant le confinement, ce film pourrait être une pièce de théâtre : unité de temps et d’action. Ici, tout repose sur les épaules de Jake Gyllenhaal, le garçon aux longs cils de fille, qui s’en sort plutôt très bien.
Il s’agit d’un remake de la version danoise signée par Gustav Möller. Si vous avez vu l’un, ne regardez pas l’autre c’est du copié-collé ! Sinon, j’ai trouvé ça plutôt malin.

A voir ou à revoir : 

📀 « Le silence des ombres » de avec Julianne Moore, Jonathan Rhys-Meyers, Frances Conroy… 2010 🇺🇸 Netflix

Psychiatre spécialisée dans les tueurs en série, Cara Harding se retrouve face à David, un patient atteint de schizophrénie. Ce dernier montre de multiples personnalités mais les personnages qu’il joue ont déjà existé et ont tous été assassinés. Confrontée à une telle situation, Cara cherche à tout prix à résoudre cette enquête, quoiqu’il puisse lui en coûter.
Casting 5 étoiles mais film très moyennement réussi. En résumé : si tu n’es plus ou pas croyant, ta vie c’est foutu !
Donc Rhys-Meyers joue un type méchamment possédé qui se tourne le cou à chaque changement de personnalités. Bon, ça on a déjà vu plusieurs fois.
Ensuite on prend la rousse Julianne Moore qui va jouer la femme de science et essayer de sauver ce pauvre hère. J’ai dit essayer…
Comme ça ne décolle pas très bien, on ajoute un religieux timbré et une « sorcière ».
Voilà… ne me remerciez pas d’avoir regardé pour vous !

📺 « Rojst » de Jan Holoubek 11 X 50’ 2 saisons Netflix 🇵🇱

Dans la Pologne du début des années 1980, une prostituée et le leader d’un mouvement pour jeunes sont assassinés. Deux journalistes se penchent sur l’enquête, bâclée.
Très bonne série en deux saisons avec un scénario solide, une image léchée, des comédiens justes et très bien dirigés, une psychologie des personnages bien travaillée, l’histoire d’une ville au passé terrible et une ambiance « glauque beigasse » ex Bloc de l’Est… 11 épisodes qui ont classé Rojst parmi les meilleures séries de 2018 et lui ont permis de récolter pas mal de prix et qui la hisse dans mon TOP 10 2021, sans doute. Coup de ♥️ !

🎭 « Je ne serais pas arrivée là si » de Annick Cojean mise en scène Judith Henry avec Judith Henry et Julie Gayet Centre Culturel d’Uccle

Le titre de la pièce, c’est quelques mots anodins qui posent une question vertigineuse. Qu’est-ce qui m’a faite, défaite, marquée, bouleversée et sculptée ? Quel hasard, rencontre, accident, peut-être aussi quelle révolte, ont aiguillé ma vie ?
Grand reporter au Monde, Annick Cojean a posé cette question à une trentaine de femmes inspirantes comme Gisèle Halimi, Christiane Taubira, Virginie Despentes ou Amélie Nothomb.
Sous la direction de Judith Henry, la parole est donnée et se dessine alors des portraits en creux. Il y a celle qui interroge et celle qui répond, une leçon de liberté (et souvent de féminisme) sous forme de conversation. Une portée universelle ! Judith Henry était très bien.
Merci à Valérie Cornelis pour l’invitation.

💭📺📼🧸👵🏻 « Perdu de vue »  est une émission télévisée française d’appel à témoin (de type reality show), diffusée chaque mois sur TF1 du 17 septembre 1990 au 30 avril 1997, animée par Jacques Pradel et Jean-Marie Perthuis. Son objectif était de faire se retrouver des personnes s’étant perdues de vue.

Il y a eu 67 émissions.
Les infos qui suivent viennent du site téléstar.fr
Quelques chiffres, fournis à l’époque par Jacques Pradel, donnent l’importance de cette émission, premier « reality show » de la télé française qui, au fil de 66 numéros, a reçu 60 000 demandes, ouvert 6 000 dossiers et résolu 1 400 cas dont 305 à l’antenne.
Plusieurs émissions ont marqué les esprits. Notamment une diffusée en février 1992 où Patrick, chauffeur routier, tente de retrouver un frère jumeau dont il a appris l’existence à la trentaine. Ce dernier, Sidali, est retrouvé en Algérie. Il exerce le même métier que Patrick, mais contrairement à son frère de confession juive, Sidali, lui, est musulman. Autre affaire en octobre 1994 avec Lucie et Élodie. Deux fillettes enlevées par un père séparé et emmenées à Madagascar. Christine, leur mère, a pu les retrouver après 15 mois d’attente. Encore une autre avec Olga, une ancienne basketteuse de l’université de Clermont que ses coéquipières recherchent en janvier 1994. Olga coincée à Sarajevo, alors pris d’assaut par les troupes serbes durant la guerre de Bosnie, pourra être exfiltrée de la ville assiégée. Une dernière avec la petite Marion Wagon. La fillette de 10 ans, disparue dans la région d’Agen en novembre 1996, n’a hélas jamais été retrouvée ni par la police ni par les équipes de Jacques Pradel.
Perdu de vue est, à l’époque un rendez-vous très suivi, presque un phénomène. Quand elle s’est achevée, Perdu de vue était encore regardée par plus de six millions de téléspectateurs. Mais elle a battu son record d’audience (9 millions de téléspectateurs) en octobre 1992 avec l’affaire Karen, une jeune Anglaise retrouvée errante, sourde et muette à la suite d’un dédoublement de personnalité.
Beaucoup décriée pour son « voyeurisme », l’émission avait des fans et je ne détestais pas regarder certaines de ces émissions. Je me souviens d’ailleurs de celle « sobrement intitulée » L’affaire Karen.
 

📚 « Le mari de la harpiste », Laurent Benegui 🇫🇷

Vous êtes-vous déjà approché d’une harpe ? L’instrument est magnifique, mélodieux, mais n’entre pas dans les ascenseurs, ne supporte ni le froid ni le chaud, coûte plus cher qu’une voiture, a plus de cordes qu’un régiment d’archers, plus de pédales qu’un peloton de cyclistes, et si vous n’en jouez pas tous les jours, vous perdez vos doigts. En toute franchise, une harpe, c’est le bazar dans votre vie. Mon problème, c’est que je suis tombé amoureux d’une harpiste…Alors le triangle amoureux, quand votre rival possède quarante-sept cordes et sept pédales, ce n’est pas de tout repos.
Un instrument encombrant, une musicienne et son mari. Voilà le trio. C’est truculent, touchant, drôle, c’est du Benegui. Merci Lydie Zannini pour ce conseil de lecture !!
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