Quelques brèves de Fabienne

 

 

S40 – 4 au 10 octobre 2021

 

 

 

Un peu de culture dans ce monde de brutes.

🎞🎥 « Supernova » de Harry Mcqueen avec Stanley Tucci, Colin Firth, Pippa Haywood, Sarah Woodward… 🇬🇧🏳️‍🌈

Un couple homosexuel, l’un musicien, l’autre romancier, se lance dans un voyage en camping-car alors que la démence commence à s’emparer de l’un d’entre eux.
Road-trip mélancolique qui se devait d’avoir une portée universelle (à l’instar de « The Father » ou encore « Black Bird ») et qui malheureusement est passé à des années lumières de moi. Trop larmoyant, trop dégoulinant… une construction tellement classique qu’elle en devient insipide et des enjeux pour le moins minimaliste. Tout à contribuer à me laisser au bord de la route. Quant au sujet, j’ai eu l’impression de revoir des films des années 70-80 quand être homosexuel(le)s signifiait forcément avoir une vie (et une mort) terrible et douloureuse et solitaire. Car si Tusker est bel et bien accompagné par son conjoint et ses proches, la maladie dont il souffre lui fait peu à peu oublier… Déception donc même s’il n’y a rien à reprocher au jeu des acteurs.

A voir ou à revoir : 

📀 « Créatures célestes » de Peter Jackson avec Kate Winslet, Melanie Linskzy, Sarah Peirse… 1994 🇳🇿 🇩🇪🏳️‍🌈

Deux jeunes filles, Juliet et Pauline, vivent une puissante amitié. Leur entourage familial, s’inquiétant de les voir s’enfermer dans le monde imaginaire qu’elles se sont créé, va alors tenter de les séparer. Les conséquences seront tragiques…
Je n’ai pas du tout accroché à ce film que j’avais boudé à sa sortie en salles. Comme quoi…
Kate n’a pas suffi ici…

En revanche…

📀 « Rafiki  » de Wanuri Kahiu avec Samantha Mugotsia, Sheila Munyiva, Nice Githinji, Dennis Muyoka 2018 🇰🇪 🏳️‍🌈

Nairobi. Adolescente aux allures de garçon manqué, Kena, dont le père se présente à l’élection locale, rencontre Ziki dont le père se présente également à l’élection. Malgré la rivalité, l’attirance entre les deux jeunes filles est immédiate. Leurs familles, profondément attachées au conservatisme qui prévaut dans la société kenyane et interdit l’homosexualité, condamnent violemment cet amour.
Perle noire et arc-en-ciel, ce film kenyan souffle un vent sensible sur l’histoire de Kena et Ziki, deux jeunes femmes amoureuses. Sauf qu’elles vivent au Kenya… les comédiennes sont attachantes, le scénario bien que sans surprise est réussi, la photographie très belle, les couleurs chatoyantes et l’image léchée. Premier film kenyan en sélection officielle à Cannes, le livre, écrit par Monica Arac de Nyeko, qui a inspiré le film, a reçu le prix Jambula Tree.
Pour mémoire, la projection a été interdite au Kenya par le gouvernement mais la justice a suspendu pendant 7 jours cette interdiction afin que le film puisse être sélectionné aux Oscar, cette obligation étant écrite dans le règlement de la cérémonie américaine. Durant ces 7 jours, le film a fait « salles combles » !!! Les actrices ont été menacées, la réalisatrice a dû se battre pour son œuvre… C’est dire si du chemin reste encore à parcourir. Nécessaire donc et de fait, coup de ♥️.

📺 « Katla » de Baltasar Kormàkur avec Ingvar Sigurðsson, Aliette Opheim, Þorsteinn Bachmann 8 X 48’ Netflix 🇮🇸

À la suite de la violente éruption du volcan sous-glaciaire Katla durant depuis un an, la vie des habitants n’ayant pas évacué Vík, ville la plus proche, est bouleversée et des mystères commencent à sortir de la glace.
Une sorte d’OVNI (objet visuel non identifié), Katla réussit à nous embarquer dès les premiers épisodes avec un mélange de paysages époustouflants, de cendres, de légendes et de fantastique. Et si les morts revenaient pour nous aider à faire le deuil ? Belle surprise et une fin qui tient la route ou du moins qui est cohérente contrairement à « Lost » qui reste une terrible déception pour moi. À voir en VOST évidemment…

💭📺📼🧸👵🏻 « La vengeance aux deux visages », de Karen Arthur et Kevin James Dobsons avec Rebecca Gilling, James Smille, Peter Gwynne… 1983 🇦🇺

Il s’agit d’une mini-série en trois épisodes de 90 minutes diffusée à partir du 27 septembre 1983, et d’une série de 22 épisodes de 45 minutes diffusée à partir du 11 février 1986 sur la chaîne Network Ten.
En France, la mini-série a été diffusée du 3 mai 1986 au 17 mai 1986 sur La Cinq. En 1989, TF1 rediffuse la mini-série de 1983 à partir du 5 juillet 1989 et programme à la suite la série inédite de 1986. Les 22 épisodes de 45 minutes, sont remontés et diffusés en 11 téléfilms de 90 minutes. Par la suite les chaînes du groupe M6 conserveront les droits de la mini-série en trois épisodes. Et TF1, les droits des 22 épisodes suivants. La mini-série en trois épisodes est rediffusée sur Téva en septembre 2019, et depuis le 28 avril 2020 sur 6ter. Au Québec, la série a été diffusée à partir du 2 septembre 1986 sur le réseau TVA.
Riche héritière à la beauté très fade, Stéphanie Harper s’éprend d’un joueur de tennis plus jeune qu’elle de sept ans, Greg Marsden. Elle l’épouse mais cette union n’est pas du tout du goût de ses enfants, Sarah et Dennis, qu’elle a eu de ses deux premiers maris, ni de Bill McMaster (directeur général de la société minière Harper Mining Company, fondée par le père de Stéphanie) qui voient en Greg ce qu’il est vraiment : un playboy calculateur et profiteur. Après un mariage de faste à Sydney, les nouveaux époux décident de partir quelques jours en voyages de noces à Eden, une propriété que les Harper possèdent dans le bush australien. Avec l’accord de sa femme, Greg invite Jilly, la meilleure amie de Stéphanie et sa maîtresse depuis plusieurs mois, à passer une partie du séjour avec eux. Le play-boy convainc sa femme et Jilly de l’accompagner à une chasse aux crocodiles dans les marais. Prétexte pour éliminer l’épouse riche et gênante.
Jetée en pâture aux crocodiles et laissée pour morte, Stéphanie survit mais se retrouve défigurée. Sauvée par miracle par un vieil ermite, Dave Welles, elle fait la connaissance d’un célèbre chirurgien esthétique, le docteur Dan Marshall, qui lui remodèle le visage. Devenue une magnifique jeune femme, elle exerce la profession de mannequin sous le nom de Tara Welles. Lors d’un défilé, elle « rencontre » Greg Marsden et ne met guère de temps à le séduire. Il ignore alors qu’elle fomente une terrible vengeance.
Mon amie Al Ex Page (Carole) était fan et me résumait l’histoire. J’ai donc vu ce programme à travers ses yeux et j’ai adoré ça. Plus tard, j’ai vu le film. Je préférai quand Carole me le racontait… Inutile de dire que le maquillage est bien pourri !!

📚 « Injection mortelle  », de Jim Nisbet, Rivage Noir 🇺🇸

Exécuter les criminels n’est pas un boulot facile. Ce n’est pas non plus une activité qu’on s’attend à voir accomplir par un médecin. Mais une exécution n’est plus une chose simple et banale, pas même au Texas. N’importe qui peut pendre un homme, et il existe encore pas mal de gens capables de tirer sur le levier qui libérera le cyanure dans une pièce étanche. Moins nombreux sont ceux qui savent convenablement électrocuter un humain : c’est un genre de boulot fréquemment bousillé. Mais il n’existe quasiment personne, en dehors d’un membre du corps médical, de suffisamment qualifié pour mesurer une dose mortelle de poison et préparer proprement l’homme qui va recevoir l’injection. Le docteur Franklin Royce est cet homme-là, mais il sait que le Noir à qui il va administrer l’injection est innocent. Un récit en forme de cauchemar.
Cette histoire de vengeance par procuration est une plongée dans le sexe, la drogue et la violence et c’est très très bien écrit ! Quand un médecin se fait ange de la mort, les dommages sont forcément terribles. Par l’auteur de « Les damnés ne meurent jamais ». Coup de ♥️ pour moi.
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