Quelques brèves de Fabienne

 

 

S30 – 26 juillet au 1 août 2021

 

 

 

Un peu de culture dans ce monde de brutes.

🎥🎞 « Promising Young woman », d’Emerald Fennel avec Carey Mulligan, Bo Burnham, Alison Brie et Jennifer Coolidge 🇺🇸

Cassie était une jeune femme pleine d’avenir jusqu’à ce qu’un évènement inattendu ne vienne tout bouleverser. Mais rien dans la vie de Cassie n’est en fait conforme aux apparences : elle est aussi intelligente que rusée, séduisante que calculatrice et mène une double vie dès la nuit tombée. Au cours de cette aventure passionnante, une rencontre inattendue va donner l’opportunité à Cassie d’expier les erreurs de son passé.
Clairement ce film est un film « revenge » post #metoo et il est plus que nécessaire. Non, une fille ivre n’est pas une « chose » dont on peut abuser impunément et Cassie va l’enseigner aux « prédateurs en herbe ou avérés » à leurs dépends. Évidemment derrière les actions de cette justicière se cache un énorme trauma mais la réalisatrice (également actrice, et showrunner de la saison 2 de Killing Eve) choisit le registre de la comédie noire pour étayer son propos et force es de constater que ça fonctionne. Les dialogues sont bien écrites, la BO est parfaite et le jeu de l’actrice tout en nuances.
Néanmoins peut être aurait-il mieux valu en faire une série qu’un long métrage ?
Le film a remporté l’Oscar du meilleur scénario, faut pas exagérer non plus, mais énorme Coup de ♥️ pour l’actrice principale.

À voir ou à revoir : 

📀 « Monster », de Anthony Mandler avec Kevin Harrison Jr, Asap Rocky, Jennifer Hudson…, 2018, Netflix 🇺🇸

Steve Harmon est un étudiant de 17 ans qui voit son monde s’écrouler lorsqu’il est accusé de meurtre. Il est bientôt confronté à une bataille juridique complexe qui pourrait lui faire passer le reste de sa vie en prison.
Ce film, le premier du réalisateur qui s’est, avant cela, illustré dans l’univers des clips, est certes un procès mais il propose de nombreux flash back nous permettant de faire connaissance avec le protagoniste en remontant le fil du temps. Le film laisse, à dessein, planer le doute sur l’ambiguïté de l’étudiant, nous plaçant de fait, nous spectateurs, dans la peau du jury. Est-il coupable ? Innocent ? Et si pas… A-t-il des circonstances atténuantes ? Une réussite !

📺  « Homothérapies, conversion forcée » de Bernard Nicolas, Jean-Loup Adénor et Timothée de Rauglaudre Arte 🇫🇷🏳️‍🌈

Électrochocs, lobotomies frontales, “thérapies” hormonales… : dans les années 1970, aux États-Unis, la dépsychiatrisation de l’homosexualité met progressivement fin à ces pratiques médicales inhumaines, tout en donnant naissance à des mouvements religieux qui prétendent “guérir” ce qu’elles considèrent comme un péché, une déviance inacceptable. Depuis, les plus actives de ces associations – les évangéliques d’Exodus ou les catholiques de Courage – ont essaimé sur tous les continents, à travers une logique de franchises. Bénéficiant d’une confortable notoriété aux États-Unis ou dans l’ultracatholique Pologne, ces réseaux œuvrent en toute discrétion en France et en Allemagne. Mais si les méthodes diffèrent, l’objectif reste identique : convertir les personnes homosexuelles à l’hétérosexualité ou, à défaut, les pousser à la continence. Comme Deb, fille d’évangélistes de l’Arkansas ouvertement homophobes, Jean-Michel Dunand, aujourd’hui animateur d’une communauté œcuménique homosensible et transgenre, a subi de traumatisantes séances d’exorcisme. De son côté, la Polonaise Ewa a été ballottée de messes de guérison en consultations chez un sexologue adepte des décharges électriques. Rongés par la honte et la culpabilité, tous ont souffert de séquelles psychiques graves : haine de soi, alcoolisme, dépression, tentation du suicide…
Étayée par le travail de deux jeunes journalistes, dont l’un s’est infiltré dans des mouvements français – des rencontres façon Alcooliques anonymes de Courage aux séminaires estivaux de Torrents de vie, avec transes collectives au menu –, cette enquête sur les “thérapies de conversion” donne la parole à des victimes de cinq pays. Leurs témoignages, à la fois rares et bouleversants, mettent en lumière les conséquences dévastatrices de pratiques qui s’apparentent à des dérives sectaires. “Nous avons affaire à une espèce de psychothérapie sauvage qui peut amener à la destruction de la personnalité”, affirme ainsi Serge Blisko, ancien président de la Miviludes (Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires). En mars 2018, le Parlement européen a voté une résolution appelant les États membres à interdire ces prétendues thérapies. Jusqu’à maintenant, seul Malte a légiféré sur le sujet.
Ces « thérapies » non thérapeutiques, très souvent couvertes par la religion sont un fléau dénoncé dans ce documentaire. L’émaillage de témoignages insoutenables révèle la violence dont sont victimes les gays et les lesbiennes. Pour rappel, l’homosexualité n’est PAS une maladie !!!

📺  « Feel Good » de et avec Maé Martin, Lisa Kudrow et Charlotte Ritchie 6 X 30’ Netflix 🇨🇦🏳️‍🌈🏳️‍⚧️

Série semi-autobiographique, nous retrouvons en S2, Mae. Elle doit se reconstruire après avoir rechuté (elle est addicted) tout en rencontrant des difficultés à faire la paix avec les fantômes de son passé et en poursuivant sa romance avec George. Cette dernière, de son côté, cherche à se réinventer. Les deux femmes peuvent-elles grandir ensemble ou devront-elles se séparer pour y arriver ?
Une S2 un peu poussive selon moi et pas très très intéressante… Vous pouvez passer votre chemin sauf pour Lisa Kudrow qui est très très bien en mère dépassée.

💭📺📼🧸👵🏻 « Les enquêtes de Remington Steele » de Michael Gleason et Robert Butler avec Stéphanie Zimbalist, Pierce Brosnan, Doris Roberts… 5 saisons 94 X 48’ NBC 🇺🇸

La série a été diffusée entre le 1er octobre 1982 et le 17 avril 1987 sur le réseau NBC.
En France, la série a été diffusée à partir du 13 novembre 1983 dans le cadre de l’émission Dimanche Martin sur Antenne 2.
Au Québec, la série a été diffusée sur TQS.
Laura Holt est détective privé mais le fait d’être une femme lui fait perdre un certain nombre de clients. Elle a donc l’idée de s’inventer un patron : Remington Steele. Mais un jour, elle rencontre un charmant voleur qui a endossé l’identité de Remington Steele afin d’échapper à des meurtriers. Pourquoi ne pas conserver cette identité et s’associer ?
Pendant quatre ans Laura et Steele vont affronter dangers et mystères, de disputes en flirts.
« Tout le monde se bouscule pour obtenir les services du grand détective Remington Steele. Et pourtant, il n’existe pas. C’est moi qui l’ai inventé. J’avais toujours eu envie de jouer les détectives mais personne ne semblait faire confiance à une femme pour mener des enquêtes policières. Alors étant comme Sœur Anne et ne voyant rien venir, je me suis inventé un patron. Je recevais mes clients car malheureusement monsieur Steele était retenu par une enquête. Il s’excusait de ne pas être là. Et puis un jour, j’ai été prise à mon propre piège… »
Telle est l’introduction dans le générique racontée par Laura Holt interprétée par Stephanie Zimbalist. Et puis, profitant d’un quiproquo un voleur endosse l’habit de Remington Steele, formidablement joué par Pierce Brosnan. Un couple de détectives (mais pas que…) est né entre enquêtes, disputes et tensions « sexuelles » comme les années 80 savaient si bien faire. Coup de ♥️ de l’époque mais je n’ai pas revu un épisode depuis…
 

 📚 « Joueuse » de Benoît Philippon, Equinoxe – Les Arènes, Le Livre de Poche, 2020 🇫🇷

Maxine est une de ces femmes à qui rien ne résiste. Elle tombe sous le charme de Zack, joueur de poker professionnel comme elle, mais elle n’en montre rien. Un manipulateur professionnel ne dévoile jamais son jeu. Maxine propose à Zack une alliance contre un concurrent redoutable. Piège ou vengeance… Zack n’en sait rien. Mais comment résister à la tentation du jeu ?

Maxine est une tornade qui défie le monde si masculin des joueurs de poker. Elle est bien décidée à régler ses comptes, coûte que coûte.
Joueuse est une partie de poker virtuose où chacun mise sa vie.
J’avais tellement aimé « Mamie Luger » que je n’ai pas pu attendre trop longtemps avant d’enchaîner avec « Joueuse ». Même si nous retrouvons le style de l’auteur, même s’il excelle en dépeignant des personnages féminins haut en couleur et qui n’ont pas froid aux yeux, Maxine n’a pas réussi à m’embarquer avec autant de panache que la centenaire au semi-automatique allemand. Mais je pinaille.
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