Quelques brèves de Fabienne

 

 

S16 – 19 au 26 avril 2021

 

 

 

Un peu de culture dans ce monde de brutes.

🎥🎞🚫
Toujours compliqué…
¯\\_(ツ)_/¯

À voir ou à revoir : 

📀 « The Night watch  », de Richard Laxton avec Neal Barry, Claudie Blakley, Lucy Briers 2011 🇬🇧🏳️‍🌈

1947, Londres après-guerre. Vivian Pearce, mariée avec Reggie, gère une agence avec Helen Giniver qui vit avec sa maîtresse, l’écrivaine Julia Standing. Le jeune frère de Vivian, Duncan, homosexuel tourmenté, est recherché par son ancien compagnon de cellule, Robert Fraser, qui a purgé une peine pour avoir été objecteur de conscience. Vivian va croiser Kay Langrish, une lesbienne butch qui vit recluse. Ressurgissent les souvenirs de 1944 quand Kay était une conductrice d’ambulance héroïque et qu’Hélène sortait avec Kay avant qu’elle ne la présente à son ex, Julia. Vivian avait avorté illégalement et Kay l’avait alors sauvée des poursuites…
Quand la BBC fait des téléfilms, ça a tout de suite une autre « gueule ». Le casting est digne d’un long métrage et vous reconnaîtrez des actrices qui aujourd’hui tournent dans des séries à succès.
Adaptation réussie (et ce n’était pas si simple) du roman foisonnant « Ronde de nuit » de Sarah Waters (j’ai tout lu d’elle) qui fait se croiser, se décroiser et se recroiser plusieurs destins de femmes. Le film se déroule sur trois périodes avec une jolie astuce cinématographique pour figurer ces trois temporalités. Bonne découverte.

📺  « Soulmates » de Will Bridges avec Sarah Snook, David Costabile, Sonya Cassidy… 6 X 42’ AMC + Amazon prime 🇺🇸

Nous sommes en 2030. La technologie a pris une place prépondérante dans notre quotidien et un test permet de déterminer qui est votre âme sœur. Chaque épisode dresse le portrait d’une personne en quête de l’amour et les conséquences dans sa vie d’un tel test.
Série d’anthologie, avec un très beau casting Soulmates est une jolie surprise inattendue. Tombée dessus par hasard, j’ai regardé les 6 épisodes en deux jours. Deux sont moins forts pour moi, les 4 et 5 mais dans l’ensemble, c’est de très bonne facture.
Quelque part, notre âme sœur existe. Une société, dans un futur pas si lointain, propose d’enregistrer vos données et de vous prévenir, quand et si, elle / il passe le test à son tour. L’amour est-il prédestiné ? Coup de ♥️ et peut-être Top 10.
Une saison 2 a été commandée. Hâte !

💭📺📼🧸👵🏻 « La petite maison dans la prairie » de Michael Landon avec Michael Landon, Melissa Gilbert et Karen Grassle 205 épisodes + 3 téléfilms 9 saisons 🇺🇸 d’après la série de romans La Petite Maison dans la prairie écrits par Laura Ingalls Wilder.

Diffusée entre le 30 mars 1974 et le 21 mars 1983 sur le réseau NBC. Cette série raconte l’histoire d’une famille de pionniers, les Ingalls, fermiers au XIXe siècle, venue s’installer dans le Minnesota à Plum Creek non loin d’un village nommé Walnut Grove. Elle retrace ainsi l’existence de Laura Ingalls, l’héroïne, depuis son arrivée dans le village jusqu’à sa vie de mère de famille et d’institutrice. La série rencontre dès sa première saison un vif succès, que l’on explique notamment par les valeurs familiales et humaines qu’elle défend dans une alternance d’épisodes dramatiques avec d’autres plus humoristiques.
Série culte s’il en est ! Je voulais être une Ingalls. Je crois que j’ai vu tous les épisodes et même revus. Évidemment nombreux sont ceux qui ont qualifié cette série de « mièvre » et oui, elle l’est : bien pensante, religieuse et très WASP mais sa grande force réside, aujourd’hui encore, dans sa capacité à réunir toutes les générations autour de la vie simple et dénuée de la famille Ingalls en véhiculant aussi de jolies valeurs (gentillesse, ce n’est pas un gros mot, entraide, générosité…). C’est finalement une chronique de l’Amérique des années 1930 et un générique inoubliable.
Coup de ♥️ !

📚 « Une douloureuse absence » de Mary McGarry Morris Pocket 🇺🇸

Après la crise de 1929, Thomas, douze ans, et sa soeur, Margaret, huit ans, se retrouvent seuls. Leur mère s’est enfuie en les abandonnant et leur père, boucher itinérant, parcourt les routes. Ils sont désormais livrés à eux mêmes, essayant de comprendre leur tante alcoolique, le cruel père “adoptif” de leur propre père ainsi que la riche et manipulatrice Mrs Farley.
En refermant ce roman, je me suis surprise à penser au feu Pat Conroy (tout est merveilleux chez ce romancier, dieu que ses sagas me manquent) qui n’avait pas son pareil pour raconter les dysfonctionnements de sa famille. McGarry Morris assure une relève digne de ce nom avec ce titre. Ce roman est à la fois, tendre, cruel et d’une beauté infinie sur la malédiction dûe à la pauvreté, les empêchements d’une mère et sur l’amour inconditionnel et absolu qu’un père porte à ses enfants. Les dernières pages serrent le cœur. Le mien a battu fort. Coup de ♥️ !
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