Quelques brèves de Fabienne

 

 

S12 – 25 mars au 4 avril 2021

 

 

 

Un peu de culture dans ce monde de brutes.

🎥🎞🚫
Toujours compliqué…
¯\\_(ツ)_/¯

À voir ou à revoir : 

📀 « Nomadland  », de Chloé Zhao avec Frances McDormand, David Strathairn, Charlene Swankie 🇺🇸 2021

Après avoir tout perdu durant la crise économique mondiale de 2008, Fern, une sexagénaire, se lance dans un voyage à travers l’Ouest américain, vivant en tant que nomade des temps modernes dans une camionnette.
Tout est maitrisé dans ce long métrage : le sujet, la photo, le scénario, la réalisation et évidemment, la direction d’acteurs. Ici il est question de précarité mais aussi et surtout de solidarité. C’est un message puissant que tente de faire passer la jeune réalisatrice d’origine chinoise et un énorme coup de ♥️.
Pour le moment, ce film rafle tous les prix dans lesquels il est nominé et c’est mérité !
Frances McDormand est époustouflante (mais ça on le sait déjà depuis « Fargo » et sa prestation éblouissante dans « 3 Billboards ») et porte, à elle seule, le film sur ses épaules.
Pour la petite histoire, il n’y a que McDormand et Strathairn qui soient des professionnels du cinéma. Les autres sont tous de « vrais » nomades.
Récompenses obtenues à ce jour 🏆
Mostra de Venise 2020 :
Lion d’or
Satellite Awards 2021 :
Meilleur film
Meilleur réalisateur
Meilleure actrice pour Frances McDormand
Golden Globes :
Meilleur film dramatique
Meilleur réalisateur
Et la moisson est loin d’entré terminée…
Il est adapté du roman « Nomadland: Surviving America in the Twenty-First Century » de Jessica Bruder, paru en 2017. Lisez-le aussi !
Et sinon j’attends impatiemment « Eternals », son prochain, un Marvel, avec Angelina Jolie !!

📺  « Graines d’étoiles » de Françoise Marie 11 X 26’ 🇫🇷 à voir en REPLAY (Arte)

L’Ecole de Danse de l’Opéra national de Paris, fondée il y a 300 ans, est aujourd’hui un lieu mythique, de réputation internationale. En septembre 2011, elle compte 130 élèves âgés de 8 à 18 ans, portés par un même désir : danser un jour dans le corps de ballet de l’Opéra national de Paris.
Témoin privilégié, la caméra les a accompagnés le temps d’une année scolaire. Les personnages, ce sont les petits, ceux dont on s’étonne que si petits, ils soient déjà si déterminés ; ce sont aussi les grands, ceux qui à 16 ans sont déjà professionnels ; ce sont leurs professeurs, souvent danseurs étoiles, ainsi que tous ceux qui veillent sur ce monde à part.
Cette chronique de la vie de l’Ecole de Danse de l’Opéra national de Paris, composée en six épisodes, dévoile l’étonnante mécanique de précision qui va conduire les élèves aux portes du Corps de Ballet.
Une immersion passionnante au cœur d’une des plus prestigieuses écoles de danse du monde. Le travail, la souffrance, les larmes, les sourires, les joies. Un destin peut-il être tracé ? 🩰
Coup de ♥️

📺  « Adolescentes » de Sébastien Lifshitz 🇫🇷 (Arte / diffusé aussi sur la Trois RTBF)

Emma et Anaïs sont inséparables et pourtant, tout les oppose. « Adolescentes » suit leur parcours depuis leur 13 ans jusqu’à leur majorité, cinq ans de vie où se bousculent les transformations et les premières fois. À leur 18 ans, on se demande alors quelles femmes sont-elles devenues et où en est leur amitié ?
À travers cette chronique de la jeunesse, le film dresse aussi le portrait de la France de ces cinq dernières années. La justesse du ton et le regard attentif mais jamais intrusif du réalisateur rendent ce documentaire lumineux et pourtant la vie de l’une est loin très loin d’être un long fleuve tranquille. Le principe rappelle « Boyhood », donc rien de révolutionnaire dans la forme, mais voilà c’est Lifshitz derrière la caméra et ça change tout. Il est un observateur de l’humain hors pair. Anaïs et Emma nous embarquent dans leurs vies, dans la vie… Personnellement, il y en a une que j’ai aimée de plus en plus et l’autre qui m’a énervée au fil du doc.
Après les très remarqués « Les invisibles » (en 2012) et « Petite fille » (diffusée sur Arte en 2020) le voici récompensé, pour « Adolescentes », par le César du meilleur documentaire. Pour mémoire, le film était déjà lauréat du Prix Louis-Delluc 2020. Impossible de rester indifférents. Coup de ♥️

💭📺📼🧸👵🏻 « Matt Houston » : de Lawrence Gordon avec Lee Horsley, Pamela Hensley, John Aprea 2 X 90’ + 65 X 45’, 3 saisons ABC 🇺🇸 1982-1985

La série a été diffusée entre le 26 septembre 1982 et le 19 juillet 1985 sur ABC.
En France, la série a été diffusée à partir du 14 février 1985 sur TF1. Reprise sur TF1 de 1990 à 1992. La série quitte TF1 pour France 2 avec une rediffusion du 10 octobre 1992 au 1er juillet 1994 sur France 2. Rediffusion à partir du 16 août 1995 au 8 août 1998 sur France 2.
Cette série met en scène un multi-milliardaire texan et moustachu, Matlock Houston, jouant les détectives privés à ses heures perdues dans la ville de Los Angeles. Il a pour assistante une belle et jolie secrétaire/juriste, C.J. Parsons, ainsi qu’un gestionnaire de biens, Murray Chase.
Je n’ai pas revu la série depuis mais je me souviens que le duo fonctionnait pas mal (attention comme toutes les séries des 80’s, les femmes sont des faire-valoir) et CJ, malgré tout, tirait très bien son épingle du jeu dans les lignes de texte qui lui étaient imparties. Ça reste un bon souvenir.
Je vous laisse apprécier le premier « gros plan » du générique. « C’est fin, ça se mange sans faim » comme dirait Thérèse 🤣

📚 « Le violon du fou » de Selma Lagerlöf 🇸🇪 Babel

Gunnar Hede est un étudiant passionné de violon au point d’en oublier ses livres. Il apprend un jour que pendant qu’il « perd son temps » à taquiner son instrument, sa mère se bat pour tenter de garder le domaine familial.
Le jeune homme décide alors de confier son violon à un ami et de se remettre sérieusement au travail. Il investit ses derniers deniers dans un élevage de chèvres. Mais le troupeau est décimé par l’hiver. Impuissant, désespéré et honteux, Gunnar perd l’amour et la raison.
Des années plus tard, Gunnar, dominé par la folie, parcourt la campagne, une hotte de colporteur sur le dos. Sa peur panique des animaux à quatre pattes fait le miel des paysans qui le surnomment en riant «le bouc». Il sillonne la région avec son éternel violon tel un mendiant halluciné, jusqu’au jour où, il se réfugie dans un cimetière. Il perçoit soudain un bruit étrange. Du fond de son tombeau, une morte se relève…

2e titre que je lis cette année de la romancière suédoise et ce, sur les merveilleux conseils de mon ami Lilian Auzas (qui sort dans quelques jours son « Éloge du teckel »). Que dire encore sur Lagerlöf ? C’est une merveille. Le style, l’histoire (mêlant les thématiques éternelles que sont, la vie, la mort, l’amour, l’art et la folie), la maîtrise de son sujet. Ce n’est évidement pas pour rien qu’elle a été la première femme à obtenir le Prix Nobel de Littérature en 1909. Lisez-la !! Coup de ♥️.

Message de service Lilian : il m’en reste un 3e, je le garde au chaud pour plus tard !
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