Quelques brèves de Fabienne

 

 

S45 – 9 au 15 novembre 2020

 

 

 

Un peu de culture dans ce monde de brutes.

🎥🎞🚫
Toujours compliqué…
¯\_(ツ)_/¯

À voir ou à revoir : 

📀 « Nocturnal Animals » de Tom Ford avec Amy Adams, Jake Gyllenhaal, Michael Shannon 2016 🇺🇸

Galeriste en vue à Los Angeles, Susan Morrow, la quarantaine, travaille sans passion dans un milieu artistique à l’originalité convenue. Son époux Hutton Morrow s’éloigne d’elle pour plonger dans le lit d’autres femmes. Tandis que Susan se désespère, elle reçoit un livre de son ex-mari, Edward Sheffield, qu’elle n’a pas revu depuis des années, intitulé : Nocturnal Animals, qu’il lui dédie. Sa lecture effrénée la plonge dans une tourmente de sentiments très vifs qui réveillent ses souvenirs de jeunesse tandis qu’elle découvre l’histoire de Tony, sa femme Laura et leur fille India, agressés en pleine nuit par une bande de voyous sadiques. Lentement, inexorablement, Susan fait le lien entre le personnage fictif et l’homme qu’elle a aimé par le passé…
Vu en salle à sa sortie, ce long métrage est un thriller d’un esthétisme éblouissant. 7 ans après « A Single Man », Tom Ford adapte le roman d’August Wright (Tony & Susan, 1993). Tel un chef d’orchestre, il va nous balader selon sa partition tout au long de trois temporalités distinctes : le présent, le passé mais aussi l’imaginaire à travers la lecture d’un roman. Quoiqu’il en soit, il s’agit d’une nouvelle intrusion dans le monde sans pitié des nantis, autour cette fois d’une double histoire de vengeance et de trahison. Le plan d’ouverture marque les esprits. À voir.

📀 « The boys in the band » de Joe Mantello avec Matt Bomer (♥️), Charlie Carver, Zachary Quinto (♥️), Jim Parsons… Netflix 🇺🇸🏳️‍🌈

Dans un appartement de l’Upper East Side, Michael, homosexuel cynique au train de vie princier, organise une fête d’anniversaire pour son ami Harold. Alors que les premiers convives s’amusent et se charrient, Harold tarde à apparaître. Michael doit en outre accepter un invité de dernière minute : son ami de fac Alan, homme marié qu’il soupçonne d’être un « homo refoulé ». Lorsqu’Harold arrive enfin, celui-ci affiche une humeur sarcastique qui alourdit l’atmosphère. Chacun laisse alors éclater ses rancœurs…
Il s’agit de l’adaptation de la pièce de théâtre du même nom, présentée à Broadway et produite par Mart Crowley et c’est Ryan Murphy qui… produit seulement ! Il y a donc, ouf, un scénario, cf juste en dessous.
Plongée en plein cœur d’une drama-queen, le film met en présence 10 amis le temps d’une soirée en huis-clos. On s’aime, on se désire, on se déteste, on s’auto-déteste pour ce qu’on est ou ne sera jamais. Les scuds fusent de tous les côtés. On pleure. On rit. On se blesse. On se console. La vie… Coup de ♥️ pour moi même si mon ami Antoine qui a vu la pièce à New-York est plus mitigé par l’adaptation.

📺 « Ratched » de Ryan Murphy avec Sarah Paulson, Cynthia Nixon, Sharon Stone et Finn Wittrock, 8 X 45-65’ Netflix 🇺🇸🏳️‍🌈

En 1947, l’infirmière Mildred Ratched arrive à Lucia en Californie du Nord. Ancienne infirmière de guerre, Mildred souhaite rejoindre l’équipe de l’hôpital psychiatrique du Dr Richard Hanover. Au premier abord, elle semble être froide mais tout à fait normale. En réalité, elle cache des secrets, une face très sombre ainsi qu’un lien avec Edmund Tolleson, un homme arrêté pour avoir violemment assassiné un groupe de prêtres.
Arrivée à l’hôpital, elle va être témoin de pratiques de torture comme la lobotomie. Sa rencontre avec Gwendolyn Briggs, la responsable de campagne du gouverneur de Californie, va également bousculer sa vie.
La série explore alors ce qui va la conduire aux événements de Vol au-dessus d’un nid de coucou et qui vont faire d’elle l’un des monstres les plus célèbres de la littérature et du cinéma.
Chaque plan est une merveille, le travail sur la couleur, c’est beau comme du Hopper et le générique est époustouflant MAIS !!! Bon sang Ryan, écrire un VRAI scénario quand on a une idée et des comédiens comme ça, ce n’est pas du luxe !! J’ai regardé jusqu’au bout évidemment pour Paulson, Stone et Nixon mais j’enrageais à chaque épisode. La série ne figurera donc pas dans mon TOP 10 et j’en suis la première désolée. En même temps, il avait fait le même coup avec Hollywood. Ça n’aura pas suffi pour moi d’être communautaire… sans doute que j’attendais trop…
 
 

📺 « Dix pour cent », de Marc Fitoussi, Antoine Garceau, avec Camille Cottin, Grégory Montel, Laure Calamy, Nicolas Maury, Thibault de Montalembert et Liliane Rovère (sans oublier Jean Gabin), saison 4, 6 X 55’. France 2 🇫🇷

Depuis la fête anniversaire d’ASK, l’agence est en crise : Mathias est parti et reste vague sur ses intentions et Hicham a laissé les rênes à Andrea qui doit gérer la crise qui va frapper.
Malheureusement cette 4e et dernière saison n’a pas été à la hauteur des précédentes. Pourtant après 2 premiers épisodes tellement « Booooooring » et où même Laure Calamy n’était plus qu’une caricature d’elle-même, les 4 autres ont bénéficié d’une structure et d’une narration un peu plus soignée. L’épisode avec l’incroyable Sigourney Weaver (71 ans quand même) ayant ma préférence.
Bref, globalement déçue par ce final mais je me devais de leur dire « au revoir ».
Sinon un TVF semble en préparation… à suivre donc !
 
 

📚 « Le maître des poupées  » de Joyce Carol Oates, Point, 2016 🇺🇸

Un jeune garçon se découvre une passion pour les poupées désormais orphelines de sa cousine, victime d’une leucémie. Commence alors une étrange collection, celle de poupées abandonnées, qu’il déniche dans le voisinage. Mais la frontière est parfois ténue entre collection et obsession, et les poupées semblent être, aux yeux du garçon, bien plus que de simples jouets d’enfants…
Des vies ordinaires bouleversées par l’irruption du macabre, voilà ce qui unit ” Le maître des poupées ” aux cinq autres histoires qui composent ce recueil de nouvelles terrifiantes. Poursuivi par le sentiment de l’inéluctable, le lecteur reconnaît dans chaque personnage un voisin, une camarade de classe, une parente lointaine ou son libraire de quartier. Une jeune fille, délaissée par sa mère, trouve du réconfort auprès d’une autre famille, jusqu’à recevoir beaucoup trop d’amour (” Big Momma “) ; un homme d’affaires avide de pouvoir est prêt à tout pour ajouter à sa collection déjà grande une mystérieuse librairie… Ou encore une femme épanouie dans sa vie de couple, qui découvre avec effroi les desseins de son mari à son encontre (” Equatorial “). J’ai eu un énorme coup de cœur pour la première nouvelle, me suis ennuyée sur les 2 suivantes avant de poursuivre la suite et fin du recueil. Et j’ai bien fait parce que la 6e (et dernière donc) était très bien. Comme à son habitude, Oates, avec le talent qu’on lui connaît, parvient avec une grande maîtrise à distiller l’angoisse, tout en dénonçant avec brio, comme dans ses romans, les travers de la société américaine contemporaine : le patriarcat, le racisme, la violence ordinaire… ici, ce qui fait peur, ce n’est pas l’horreur mais juste ce qui peut advenir et advient quand l’homme laisse libre cours à ses pulsions. À lire et coup de ♥️ pour la première nouvelle !

🧸📚 « Balbuzar » de Gérard Moncomble et avec Fred Pillot aux illustrations, Daniel Maghen Editions, 2020, 

Dans la mer des Sarboucanes, il ne fait pas bon naviguer, malepeste ! Sur son brigantin, l’Enragé, Balbuzar le pirate y règne sans partage. Notre bougre attaque, pille, coule, rançonne tout ce qui passe à sa portée. Farouche, cruel, redoutable, assurément, Balbuzar l’est ; avec une certaine bonhomie, cependant, et un grand sens de la justice. À vrai dire, il est en harmonie avec la mer, les îles, le vent, les rochers. Autour de lui, des oiseaux, toujours. Des femmes, des hommes, des enfants. Tous libres comme l’air. Mais voilà que l’impératrice Pépita XIII s’inquiète de cet état de choses. Elle envoie contre Balbuzar son meilleur officier, le Commodore, à la tête d’une armada. Il représente la force, l’ordre, la loi. Arrogant, dominateur, implacable. Sûr d’être celui qui nettoiera la mer des Sarboucanes. Balbuzar et le Commodore s’affrontent. Deux marins d’exception, deux guerriers affûtés. Le combat s’engage, fracassant, tumultueux. La lutte pourtant est inégale, car le Commodore a d’immenses moyens, une armée derrière lui et la puissance de l’empire. Il construit un navire gigantesque qui, assurément, va balayer les pirates et leur flottille battant pavillon noir. Le destin de Balbuzar semble tracé. Le hors-la-loi va être écrabouillé par l’énormité de l’adversaire. Cuit, ratacuit dans la marmite impériale. Croyez-vous ça ? Bien sûr que non ! Le rusé pirate saura trouver la faille dans la cuirasse du monstre. À lui seul il vaincra son monstrueux adversaire. Comme David foudroyant Goliath. Comme le petit tailleur abattant les deux géants. Balbuzar l’emporte par sa malice, mais aussi par la force de son désir : il veut vivre, alors que le Commodore ne songe qu’à soumettre le monde. Une fable sur la liberté, sur la résistance, sur le pouvoir. Et une ode à la nature.
Voilà, ça c’était la présentation éditeur et on sent à quel point cet album est important.
Comme toujours les illustrations de Fred Pillot sont époustouflantes de détails, de recherches. Chaque page est une merveille à part entière et le texte beaucoup plus long que sur un album ordinaire saura séduire les grands comme les petits. Coup de ♥️ et une bise spéciale à l’éditeur Olivier Souillé (papa d’Azuro le dragon bleu).
🎶  « Fast car » de Tracy Chapman © Kobalt Music Publishing Ltd 1988 🇺🇸
You got a fast car
I want a ticket to anywhere
Maybe we make a deal
Maybe together we can get somewhere
Any place is better
Starting from zero got nothing to lose
Maybe we’ll make something
Me, myself, I got nothing to prove
You got a fast car
I got a plan to get us outta here
I been working at the convenience store
Managed to save just a little bit of money
Won’t have to drive too far
Just ‘cross the border and into the city
You and I can both get jobs
And finally see what it means to be living
See, my old man’s got a problem
He live with the bottle, that’s the way it is
He says his body’s too old for working
His body’s too young to look like his
My mama went off and left him
She wanted more from life than he could give
I said somebody’s got to take care of him
So I quit school and that’s what I did
You got a fast car
Is it fast enough so we can fly away?
We gotta make a decision
Leave tonight or live and die this way
So I remember we were driving, driving in your car
Speed so fast it felt like I was drunk
City lights lay out before us
And your arm felt nice wrapped ’round my shoulder
And I-I had a feeling that I belonged
I-I had a feeling I could be someone, be someone, be someone
You got a fast car
We go cruising, entertain ourselves
You still ain’t got a job
And I work in a market as a checkout girl
I know things will get better
You’ll find work and I’ll get promoted
We’ll move out of the shelter
Buy a bigger house and live in the suburbs
So I remember we were driving, driving in your car
Speed so fast it felt like I was drunk
City lights lay out before us
And your arm felt nice wrapped ’round my shoulder
And I-I had a feeling that I belonged
I-I had a feeling I could be someone, be someone, be someone
You got a fast car
I got a job that pays all our bills
You stay out drinking late at the bar
See more of your friends than you do of your kids
I’d always hoped for better
Thought maybe together you and me’d find it
I got no plans, I ain’t going nowhere
So take your fast car and keep on driving
So I remember we were driving, driving in your car
Speed so fast it felt like I was drunk
City lights lay out before us
And your arm felt nice wrapped ’round my shoulder
And I-I had a feeling that I belonged
I-I had a feeling I could be someone, be someone, be someone
You got a fast car
Is it fast enough so you can fly away?
You gotta make a decision
Leave tonight or live and die this way
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