Quelques brèves de Fabienne

 

 

S40 – 5 au 11 octobre 2020

 

 

 

Un peu de culture dans ce monde de brutes.

🎥🎞😷 « Lara » de Jan Ole Gerster avec Corinna Harfouch, Tom Schilling et Andre Young 🇩🇪

Lara fête aujourd’hui ses 60 ans. Elle aurait toutes les raisons de se réjouir car, en plus, son fils Viktor donne ce soir le plus important concert de piano de sa carrière. Et sa réussite, c’est à sa mère qu’il la doit. Mais Viktor ne répond plus à ses appels: tout porte à croire que Lara ne sera pas la bienvenue au récital.
Portrait d’une femme remplie de rancœur et brisée par la frustration, d’une ex-épouse et d’une mère toxique confrontée à ses pensées, ses émotions, ses souvenirs et sa vie à l’occasion de son soixantième anniversaire. Les allemands, depuis 3-4 ans, font des films de toute beauté. C’est intelligent, profond et les comédiens, malheureusement encore trop peu connus du grand public, sont exceptionnels ! Coup de ♥️ ! L’actrice principale est la « Isabelle Huppert » teutonne…

À voir ou à revoir : 

📀  « Blue Steel » de Kathryn Bigelow avec Jamie Lee Curtis, Ron Silver et Clancy Brown. 1990 🇺🇸

Megan Turner, jeune policier, se voit suspendue de ses fonctions pour excès d’émotivité. En effet, confrontée à un hold-up à main armée lors de sa première ronde de nuit, elle abat l’agresseur sans remarquer qu’une main anonyme a subtilisé, quelques minutes après le drame, l’arme du malfaiteur. Cependant une rencontre fortuite avec un élégant agent de change permet à Megan de voir à nouveau la vie en rose. Quelques temps plus tard, une série de meurtres est commis à l’aide de balles de Magnum sur lesquelles l’assassin a gravé le nom de la jeune femme…
Le cinéma de Kathryn Bigelow (ex de James Cameron) que je suis depuis ses débuts, transpire la testostérone et le culte des armes à feu. Ici le scénario est légèrement tiré par les cheveux mais crée une ambiance qui 30 ans après tient encore la route. Les thèmes de prédilection de la réalisatrice étaient déjà en latence et la suite ne nous a pas trompé. Seule femme a avoir remporté un Oscar pour la réalisation, elle a, depuis, plus que fait ses preuves dans le cinéma d’action. Quant à moi, j’avais donc 16 ans quand je suis « tombée amoureuse » de Jamie Lee Curtis !! Merci Arte de l’avoir repassé !! Même si le film a un peu vieilli, ça vaut le souvenir ! Coup de ♥️ d’alors et JLC est de plus en plus sexy…

 

📺 « Fearless » de Patrick Harbinson avec Helen McCrory, Wunmi Mosaku, Robin Weigert 6 X 45’ ITV 🇬🇧

Emma Banville, une avocate qui défend les causes difficiles, essaie de faire libérer Kevin Russell accusé du meurtre d’une jeune fille de 15 ans, Linda Simms, 14 ans plus tôt.
Voilà une série restée confidentielle mais qui allie style et maîtrise. La tension est à son comble tout au long de ces 6 épisodes emmenés par une Helen McCrory en grande forme. Je suis fan de cette comédienne à part égale avec Sarah Lancashire, c’est dire si je l’aime. Coup de ♥️ !

📚 « Malgré tout »  de Jordi Lafebre, Dargaud 🇪🇸

C’est l’histoire d’un amour à rebours. Une passion platonique mais éternelle entre deux êtres. D’un côté, il y a Ana. Sexagénaire charismatique, ancienne maire tout juste retraitée, mariée et maman. Une battante au grand coeur qui impose le respect. De l’autre, il y a Zeno. Célibataire endurci, libraire proche de la retraite et doctorant en physique qui aura mis quarante ans pour terminer sa thèse. Un esprit libre et voyageur, aussi séduisant que mystérieux. Au fil des années, ils ont tissé ensemble un amour impossible et intarissable. Tout en égrainant les excuses qui ont empêché qu’elle ne prenne forme, on remonte le temps de cette romance et de ses méandres… jusqu’à sa source. Avec Malgré tout, Jordi Lafebre (Les Beaux Étés, La Mondaine, Lydie) nous offre, avec toute la poésie et la tendresse qui le caractérisent, son premier album en tant qu’auteur complet. Un puzzle amoureux complexe, qu’il recompose savamment au travers de scènes distinctes… et pourtant indissociables les unes des autres.
Mais quelle beauté que cette BD ! Tout est parfait. Les illustrations bien sûr, mais aussi le scénario et cette histoire d’amour absolu dont nous rêvons tous faite de séparations, de retrouvailles et de poésie… Parfois, ce n’est pas le bon moment pour aimer mais il est des rencontres inoubliables… Immense coup de ♥️ ! Malgré l’automne, malgré la pluie, malgré le virus, malgré tout…
Si vous ne connaissez pas cet artiste complet, foncez ! Il est incontournable. Merci à mon éditrice chez Dargaud de m’avoir offert ce petit bijou.

🧸📚 « La chambre des merveilles » de Julien Sandrel, Calmann-Levy, Le Livre de poche, 2018 🇫🇷

Louis a douze ans. Ce matin, alors qu’il veut confier à sa mère, Thelma, qu’il est amoureux pour la première fois, il voit bien qu’elle pense à autre chose, sûrement encore à son travail. Alors il part avec son skate, fâché et déçu, et traverse la rue à toute vitesse. Un camion le percute de plein fouet. Le pronostic est sombre.
Tout a été dit et écrit sur ce roman qui est indéniablement un page-turner ! L’idée, sans être originale, ni la tasse de thé fonctionne à merveille (sans jeu de mots) sous-tendu par cette angoisse liée à la santé de Louis.

🧸📚 « Emilie » de Domitille de Pressenssé Casterman 🇫🇷

Emilie est une petite fille toute de rouge vêtue (robe, bonnet et souliers). Elle a un petit hérisson, Arthur, qui partage ses aventures, deux cousins : le grand Alexandre (en vert avec les disques anti-usure sur le genoux !) et Nicolas (short rouge & pull vert) qui lui aime se chamailler ! La petite Cloé (en bleue), Grégory son ami anglais, sa petite sœur Elise, son grand frère Stéphane (salopette bleue) et ses amis Guillaume (salopette jaune) et Sidonie (bouclettes) sont complices de ses petits drames !
Que d’aventures pour cette petite Émilie qui a accompagné mon enfance (ma mère avait peint ces personnages sur les placards de la cuisine de notre vieille maison branlante en Savoie) et quelle chance pour moi de compter dans mes ami(e)s Domitille, rencontrée à la faveur d’une séance de dédicaces alors que nous étions côte à côte. Une amitié jamais démentie depuis lors. Je suis vernie, je sais !! Coup de ♥️ évidemment !
la couleur des émotions - anna llenas
la couleur des émotions - anna llenas

📸 « Borderline » de Paul d’Haese 🇧🇪 Galerie Hangar, du 5/9 au 24/10. Place du Châtelain 18 à Ixelles.

Hangar présente le dernier travail de l’artiste belge Paul D’Haese, Borderline. Cette nouvelle série photographique a été réalisée lors de randonnées le long de la côte du nord de la France. Paul D’Haese s’est concentré sur la frontière entre le pays bâti et le large. La côte du nord de la France est marquée par l’histoire : le mur de l’Atlantique, la libération, les camps de réfugiés. Dans cet esprit et de manière non documentaire, l’artiste a étudié toutes sortes d’interactions : celle entre la terre et la mer, le solide et le trouble, l’intérieur et l’extérieur, l’enfermé et le délivré. Paul D’Haese a lié ces thèmes à la recherche d’identité, avec comme extrême, le trouble de la personnalité “borderline”. Paul D’Haese a eu l’idée d’explorer cette frontière pour la première fois il y a trois ans. Depuis, il a suivi un itinéraire d’environ 350 km à vol d’oiseau de Bray-Dunes au Havre. Il a traversé, avec son appareil photo, une cinquantaine de villages et villes, d’abord en voiture, puis à vélo, et enfin à pied.
Borderline suit Winks of Tangency, projet pour lequel il n’avait “touché” que la surface, l’écran, le mur, la bordure. Cette fois, il a perforé la frontière en la photographiant.
Comme pour son projet précédent, l’exposition Né en 1958 à Ninove, Belgique, le photographe vit et travaille à Ternat (Belgique). Paul D’Haese a été architecte d’intérieur avant de se former à la Photography Academy de Sint Niklaas et à Anderlecht. Il a suivi une masterclass avec le photographe britannique John Davies. Il participer à diverses expositions en Belgique : M. Musée (Louvain), Musée de la photographie (Charleroi), Fusée de la Motographie (Bruxelles), Land van Waaslaan (Gand) ou encore au hangar durant PhotoBrussels Festival 03, en 2018.
En 2016, il est lauréat du Magnum Photography Award avec Belgopolis puis avec Building an imaginary city en 2017. En 2018, sa série Stuffy Shell est sélectionnée pour les Sony World Photography Awards. Ses photos sont rassemblées dans les publications suivantes : Dagblind (2010) et Winks of Tangency (2018). En 2020, il publie son troisième livre Borderline qui coïncide avec son exposition éponyme au Hangar.
Magnifique découverte. Les photos sont d’une intensité rare. J’ai été littéralement embarquée. À voir et coup de ♥️ pour le travail de l’artiste.
🎶  « This will be » Natalie Cole © Warner Chappell Music, Inc, Warner Chappell Music Inc 1975 🇺🇸
Ooh ooh
Ooh ooh
Ooh ooh oh yeah
Mm mm mm mm
This will be
An everlasting love
This will be
The one I’ve waited for
This will be
The first time anyone has loved me, oh oh oh
I’m so glad
He found in time
And I’m so glad that
He rectified my mind
This will be
An everlasting love for me, whoa, ho
Loving you
Is some kind of wonderful
Because you’ve shown me
Just how much you care
You’ve given me the thrill of a lifetime
And made me believe you’ve got more thrills to spare, oh
This will be
And everlasting love, oh, yes, it will now
You’ve brought a lot of sunshine into my life
You’ve filled me with happiness I never knew
You gave me more joy than I ever dreamed of
And no one, no one can take the place of you
This will be you and me, yes, siree, eternally
Huggin’ and squeezin’ and kissin’ and pleasin’ together forever through
Rain or whatever
Yeah, yeah, yeah, yeah, you and me
So long as I’m livin’ true love I’ll be givin’, to you I’ll be servin’
‘Cause you’re so deservin’
Hey, you’re so deservin’
You’re so deservin’, yeah, yeah, yeah
Oh, oh, oh, oh, oh
The love, the love, the love, the love, the love, the love, love, love,
Love, love
The love, the love, the love, the love, the love, the love, love, love
From now on, from now on, from now on, from now on
From now on, from now on, from now on, from now on
From now on, from now on, from now on, from now on
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