Quelques brèves de Fabienne

 

 

2020-S4 – 27 janvier au 2 février 2020

 

 

 

Un peu de culture dans ce monde de brutes.

🎞🎥 « L’adieu » de Lulu Wang avec Shuzhen Zao, Awkwafina, X Mayo 🇺🇸🇨🇳
Une famille chinoise découvre que leur grand-mère bien-aimée est atteinte d’une maladie incurable et qu’il ne lui reste plus beaucoup de temps à vivre. Ils décident de ne pas lui dire et de planifier un mariage impromptu avant sa mort. Billi, qui revient tout juste des États-Unis, a du mal à s’habituer aux coutumes dans son pays d’origine, et se débat avec la décision de la famille de cacher la vérité à sa grand-mère.
L’adieu parle de la mort évidemment mais aussi et surtout de comment chacun gère,
la perte d’une personne aimée, le deuil à venir… Faut-il mentir ? Tout se dire ? Et si oui, comment ? Prise entre ses origines chinoises et sa vie américaine, l’héroïne peine à trouver ses marques entre des émotions qu’il faut cacher et ce qu’elle brûle de dire à sa grand-mère. Sans doute ferions-nous les choses différemment si on savait que nous voyons l’autre pour la dernière fois… Une « fable » sur la vie et la mort, inspirée d’une histoire vraie. Sinon les mariages chinois sont toujours aussi « kitsch » (de mon point de vue et cela n’engage que moi) et comme toujours on mange, on mange et moi j’ai faim. 🥢🥡
La réalisatrice est une valeur montante du cinéma américain. Pour la petite histoire, elle vit avec le réalisateur du très remarqué et remarquable Moonlight, Barry Jenkins. Quant à Awkwafina, vous avez pu la voir au générique d’Ocean 8 avec Cate Blanchett et Sandra Bullock. J’ai beaucoup aimé !
A voir ou à revoir : 

📀 «Les choses de la vie » de Claude Sautet avec Romy Schneider, Michel Piccoli, Léa Massari 🇫🇷 1970
Pierre (Michel Piccoli), architecte d’une quarantaine d’années, est victime d’un accident de la route, au volant d’une Alfa Romeo Giulietta Sprint. Éjecté du véhicule qui prend feu, mortellement blessé et dans le coma, au bord de la route, il se remémore son passé récent, notamment les deux femmes qui comptent dans sa vie : son épouse Catherine (Lea Massari) dont il est séparé et avec qui il a eu un fils (Bertrand), et Hélène (Romy Schneider), avec qui sa relation amoureuse est à un tournant.
Il revoit sa vie en accéléré et réalise alors l’importance de ces multiples petites choses de l’existence, « Les choses de la vie », ces joies et ces peines qui constituent le bonheur de toute une vie. L’état de Pierre constitue la trame du film : sans aucune conscience de la mort qu’il est en train de rencontrer, et naïvement obsédé par sa « fatigue », son monologue intérieur tourne sans cesse autour de la nécessité de ne surtout pas laisser traîner une lettre qui donnerait un sens tout autre à son rapport aux autres. Cette lettre ne parvient finalement pas à sa destinataire : elle est déchirée, ce qui accomplit le vœu ultime de Pierre.
J’ai découvert Sautet avec ce film et je ne l’ai plus jamais lâché… Fan absolue j’ai vu et revu toutes ses réalisations. Coup de ❤️ !

📺 « Gregory » de Gilles Marchand documentaire en 5 X 50’ Netflix 🇫🇷
Le 16 octobre 1984, un enfant de quatre ans, Grégory Villemin, est retrouvé mort dans la Vologne. C’est ainsi que commence le plus célèbre fait divers français : des secrets de famille qui tournent à la haine, un engrenage infernal où les errances judiciaires alimentent la rumeur, et où la folie médiatique pousse au meurtre. Depuis 30 ans, cette histoire sans fin obsède et continue de marquer la vie de ceux qui s’en approchent.
J’avais 10 ans et demi quand le « Petit Gregory » a été assassiné. Je crois que c’est la première fois que j’entendais le mot corbeau pour désigner un « maître chanteur »… Ce qui reste un des faits divers les plus marquants de mon enfance rassemble en 5 épisodes, plus de 30 ans d’enquête. Avec un coupable dont on ignore encore l’identité. Brillamment construit mais alors on à envie de baffer Corazzi le flic de la PJ (hallucinant les propos misogynes à l’encontre de Christine Villemin🤢), le juge Lambert (ne parlons pas de son manque de professionnalisme 🤐), le couple infernal de journalistes mari et femme (Bezzina 🤮) et l’avocat de Laroche (manipulateur en puissance 😶) … Bref, je continue à trouver que les parents de Grégory (et leurs trois autres enfants) sont des survivants avec tous les vautours qui leur ont tourné autour… Tous ont eu une part de responsabilité car personne n’est resté à sa place. Je cite le journaliste Hebbat pour conclure « cette affaire rend fou » !
📺 « LWord génération Q » de Ilene Chaiken avec Jennifer Beals, Katherine Moening, Leisha Hailey, Rosanny Zayas… S1 8 X 50’ Showtime 🇺🇸🏳️‍🌈
Dix ans plus tard, nous retrouvons Bette, Shane et Alice dans leur vie et leur carrière, ainsi que Dani Núñez, sa petite amie Sophie Suarez, leur meilleur ami Micah Lee et l’ex-nageuse olympique Sarah Finley.
Évidemment que j’attendais cette série. Globalement grosse déception. Un scénario très fin (on sait / devine 3 épisodes avant ce qui va se passer), une timeline très dérangeante (arrangeante pour les scénaristes mais y en a t il ?), les nouvelles « figures » du show sont incolores, inodores, insipides, manque le Glam, l’humour queer mais quel plaisir de retrouver 3 anciennes. Et puis, surprise bien gardée, le retour de Tina pour les deux avant-derniers épisodes. Certes, Bette et elle ne sont plus ensemble mais l’alchimie fonctionne toujours. Voyons si la S2 commandée par Showtime saura me rattraper.
 

 

 

 

📚 « La nuit des enfants rois », de Bernard Lenteric. Editions Olivier Orban 🇫🇷
Dans les années 1970 aux États-Unis, une multinationale informatique charge un de ses informaticiens les plus doués, Jimbo Farrar, de mettre au point et de surveiller les résultats d’un programme destiné à découvrir des surdoués parmi de jeunes enfants et à leur proposer une bourse d’études dans quelques années. Étant lui-même surdoué, Jimbo est peu enthousiaste, mais son intérêt s’aiguise quand il découvre que sept bambins dispersés aux quatre coins des États-Unis et ne se connaissant pas ont envoyé en même temps une série semblable de points et de traits : en réunissant les sept dessins sur un même écran la phrase « Où êtes-vous ? » apparaît. Jimbo part rencontrer chacun des sept enfants et constate que chacun est doué d’une intelligence et d’une précocité hors du commun et que les enfants sont déjà conscients d’être à part. Dix ans plus tard, les sept adolescents, six garçons et une fille, sont réunis avec d’autres pour bénéficier d’une bourse d’études. Exhibés presque comme des monstres de foire, les sept génies n’en sont pas moins ravis de se rencontrer. Lors d’une sortie nocturne à Central Park, ils sont agressés et subissent des violences sexuelles. Les sept ne formant en fait qu’un seul esprit s’enferment alors dans une spirale de folie meurtrière dont les premiers à pâtir seront les responsables de la multinationale informatique. Jimbo Farrar comprend tout de suite que les adolescents sont responsables de ces homicides mais les comprenant bien mieux que les adolescents l’imaginent, il hésite : doit-il être de leur côté ou les dénoncer ?
Quand je suis dans la dernière ligne droite pour l’écriture d’un roman, j’ai l’esprit préoccupé et suis mois disposée à accueillir un nouveau texte ou un nouvel auteur. Souvent alors, parce que lire c’est comme respirer, manger ou dormir (une nécessité), je me replonge avec délectation dans un livre que j’ai beaucoup aimé. Le roman de Lenteric est une sorte de madeleine pour moi (j’en ai une petite 20 aine que je connais presque par cœur)… C’est un roman que j’aurais adoré écrire moi. Il me transporte à chaque fois. Coup de ❤️ éternel !

 

 

🧸📚 « Les trois brigands », de Tomi Ungerer 🇫🇷
Il était une fois trois vilains brigands… dont la vie changea totalement le jour où ils rencontrèrent Tiffany, la petite orpheline. De trois méchants elle en fit… des bienfaiteurs de l’humanité.
Grand, très grand classique de la littérature jeunesse, cet album est une pure merveille à mettre entre toutes les mains.

-> cohérence entre les couv’ des livres et ce n’est pas fait exprès.

 

🎶 « I Maschi » de Gianna Nannini 🇮🇹. 1988. Maschi E Altri. Label Polydor.
Tu, quell’espressione malinconica
E quel sorriso in più
Cosa mi fai?
Stai così vicino, così immobile
Parla qualcosa, non ti ascolto mai
I maschi disegnati sui metró
Confondono le linee di Mirò
Delle vetrine, dietro ai bistrot
Ogni carezza della notte è quasi amor
I maschi innamorati dentro ai bar
Ci chiamano dai muri di città
Dalle vetrine, dietro ai juke box
Ogni carezza della notte è quasi amor
Tu, sotto la giacca cosa avrai di più
Quando fa sera
E il cuore si scatena
Mi va, sulle scale poi te lo darò
Quello che sento
Parlami ancora un po’
I maschi innamorati dentro ai bar
Ci chiamano dai muri di città
Dalle vetrine, dietro ai juke box
Ogni carezza della notte è quasi amor
Ai maschi innamorati come me
Ai maschi innamorati come te
Quali emozioni, quante bugie
Ma questa notte voglio farti le pazzie
Ai maschi innamorati come te
Ai maschi allucinati più di me
Non è mai ora a dirvi addio
Tutta la notte voglio farti ancora mio, sì
Ai maschi innamorati come te
Ai maschi innamorati come te
Quali emozioni, quante bugie

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