Quelques brèves de Fabienne

 

 

S23 – 8 au 14 juin 2020

 

 

 

Un peu de culture dans ce monde de brutes.

:
¯\_(ツ)_/¯
Alors on se rattrape sur les DVD d’acc ?

À voir ou à revoir : 

📀  « Le fils de Saul » de Laszló Nemes avec Géza Röhrig, Sándor Zsótér… 🇭🇺 2015
Octobre 1944, Auschwitz-Birkenau. Saul Ausländer est membre du Sonderkommando, ce groupe de prisonniers juifs isolé du reste du camp et forcé d’assister les nazis dans leur plan d’extermination. Il travaille dans l’un des crématoriums quand il découvre le cadavre d’un garçon dans les traits duquel il reconnaît son fils. Alors que le Sonderkommando prépare une révolte, il décide d’accomplir l’impossible : sauver le corps de l’enfant des flammes et lui offrir une véritable sépulture.
Premier film pour ce cinéaste alors âgé de 38 ans. Un long-métrage bouleversant qui évoque plus qu’il ne montre et dont on ne ressort pas indemne. Vu au cinéma à sa sortie et je me souviens avoir été profondément chamboulée. À voir absolument. Coup de ♥️ !

📀 « Jonas »  de Christophe Charrier avec Félix Maritaud, Tommy Lee Baïk, Ilian Bergala, Nicolas Bauwens 🇫🇷🏳️‍🌈2018 Arte / Netflix
1995. Le père de Jonas fait le plein pendant que son fils, 16 ans, joue à la Game Boy à l’intérieur du véhicule. Revenu de la station-service, il le découvre enfermé à double tour, terrorisé. Que s’est-il passé ? À 30 ans, Jonas est devenu un homme instable et destructeur, enchaînant les amants et les soirées en boîte. Rongé par la culpabilité, il va enfin oser convoquer les souvenirs du passé et revoir la mère de son ami disparu dramatiquement quand il avait 16 ans.
Un film construit comme un puzzle et se déroulant sur deux périodes afin de nous permette de plonger dans les traumatismes d’adolescents de Jonas lorsque son petit ami disparaît… Mention à Aure Atika. Le film a remporté un prix au Festival de La Rochelle. À voir.

📺 « Au nom du Père » d’Adam Price avec Lars Mikkelsen, Ann Eleonora Jørgensen… 10 X50’ S2 Arte 🇩🇰
L’histoire d’une famille danoise, issue d’une longue lignée de pasteurs, à un moment charnière de son existence ; à travers notamment les relations conflictuelles entre un père omnipotent et ses deux fils. La saison 2 démarre ainsi… (je ne spoile pas). Profondément touchée par un terrible drame, la famille du pasteur Krogh est disloquée, seule l’arrivée quasi miraculeuse du petit Anton est une source d’espérance. Marqués par la religion, la complexité des liens et leur difficulté à partager leurs émotions, les Krogh sont le terreau idéal pour une ensorcelante tragédie.
La S2 est encore plus contemplative puisque chacun se débat avec ses sentiments liés à la perte d’August (fils, frère, amant, père…), elle est plus « dure » aussi mais j’aime toujours cette pépite inclassable venue de nord… Les danois sont, avec les anglais, les européens qui proposent les séries les plus intéressantes de ces dernières années. Par le sujet, la qualité de l’écriture, leur constance.
Si vous n’avez pas vu la S1, foncez et ceux qui l’ont déjà vue, vous retrouverez avec plaisir les protagonistes de ce drame familial.
Adam Price pour mémoire est le créateur de la formidable série Borgen ! Et au passage, venus de Copenhague, il y a The Killing (Arte va rediffuser l’intégrale tout l’été) et Rita, dans un autre genre (vous pouvez voir les 4 saisons sur Netflix).

📺  « Invisible heroes » de Alicia Scherson et Mika Kurvinen avec Pelle Heikkilä, Sophia Heikkilä, Ilkka Villi 6 X 48’ co-prod 🇫🇮 🇨🇱🇸🇪 Yle / La Trois RTBF
Tapani Brotherus est le fils d’un diplomate finlandais et, à 30 ans, il décroche un emploi à l’ambassade du Chili. Il travaille dans le secteur des accords commerciaux, aide des voyageurs égarés, mais sa vie consiste essentiellement à jouer au golf et à aller aux meilleures soirées. Mais le 11 septembre 1973, le général Augusto Pinochet amène ses chars dans les rues de Santiago. Un coup d’état militaire qui renverse le président et fait basculer la ville dans la tourmente. Brotherus ne peut pas rester inactif pendant que des personnes sont assassinées dans les rues et décide d’aider les Chiliens à partir en secret pour l’Europe… Il en sauvera plus de 2000.
Adaptée d’un fait historique, cette série nous plonge avec justesse dans la période qui a suivi le coup d’état de Pinochet. Elle raconte les risques qu’ont pris des diplomates, au péril de leurs vies et de leurs carrières pour venir en aide à ceux qui souffrent. Un thème universel en somme. À voir même si ce n’est pas un coup de ❤️ pour moi. Cette série a été récompensée du « Prix spécial du jury fiction européenne » lors du Festival de la Fiction de La Rochelle en septembre 2019.

📚 « Viscères » de Mo Hayder, Pocket, 2014 🇬🇧
Il y a quinze ans, deux amoureux ont été retrouvés sauvagement éviscérés dans le bois attenant à la maison de campagne des Anchor-Ferrers. Le principal suspect, qui a avoué les crimes, est depuis sous les verrous. Mais aujourd’hui, alors que Oliver, Matilda et leur fille, Lucia, n’ont pas oublié cette découverte macabre, l’histoire se répète, plongeant la famille dans la terreur.
En grand peintre de l’angoisse, Mo Hayder nous livre une série de tableaux sanglants, dans lesquels le commissaire Jack Caffery, toujours hanté par la disparition de son jeune frère, est plus vulnérable que jamais.
J’ai tout lu de cette romancière anglaise et viens de relire le 7e tome des histoires consacrées à son inspecteur Jack Caffery (un prochain tome devrait sortir bientôt) toujours hanté par la disparition de son petit frère par un pédophile alors qu’il était lui-même enfant. Elle a une façon de maintenir la tension qui est parfaite, son flic toujours sur le fil et des histoires bien glauques. J’adore ❤️

🧸📚 « Aboie Georges ! » de Jules Feiffer, Ecole des loisirs,  1999 🇺🇸
Le chien Georges a des problèmes, il n’aboie pas, il pousse les cris d’autres animaux. On le conduit alors chez le vétérinaire… Un chouette livre à lire à haute voix pour les tout petits et une bonne idée pour se faire des amis, en apprenant à parler leurs langues, pas vrai ?

🎶 « Be my Baby » de Vanessa Paradis 1992 © Kobalt Music Publishing Ltd., BMG 🇺🇸🇫🇷 (The Ronettes 1963)

I saw you walk down the street
With some other girl, yeah
Always thought that I was the only one in your world
Baby can you tell me so
Out of sight of of mind ain’t what love ought to be, yeah
And I hoped all the time that you’d be faithful to me
You’d be faithful to me
All I’m asking you for
When you walk out the door
Is to me my baby, baby
I just want to be sure
That forever and more
You would be my baby
Love is just like a flower baby it has to grow, yeah
And when you are away I’m even loving you more
I just have to let you know
One on one is the way and that’s the way it should be, yeah
So if you’re not gonna stay
Then don’t be playing with me
You can set me free
All I’m asking you for
When you walk out the door
Is to me my baby, baby
‘Cause all this love is for you
And you know that I’m true
And I’ll be your baby
All I’m asking you for
When you walk out the door
Is to me my baby, baby
‘Cause I knew from the start
That you were working my heart
Won’t you be my baby
I remember our walk the other Saturday night, yeah
Sweet harmonies filled and floated through our minds
Never felt this way before
We were riding so high on love and understanding
So why go wasting your time when you have got such a find
That is everlasting
All I’m asking you for
When you walk out the door
Is to me my baby, baby
I just want to be sure
That forever and more
You would be my baby
All I’m asking you for
When you walk out the door
Is to me my baby, baby
‘Cause all this love is for you
And you know that I’m true
And I’ll be your baby
And I want you to love me baby

Une de mes, si c’est n’est, MA chanson préférée de Vanessa Paradis. Souvenirs…

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