Quelques brèves de Fabienne

 

 

S19 – 11 au 17 mai 2020

 

 

 

Un peu de culture dans ce monde de brutes.

:
¯\_(ツ)_/¯
Alors on se rattrape sur les DVD d’acc ?

À voir ou à revoir : 

📀  « Continuer  »  de Joachim Lafosse avec Virginie Effira, Kacey Mottet-Klein et Diego Martin 🇧🇪  2019
Sibylle, mère divorcée, ne supporte plus de voir son fils adolescent sombrer dans une vie violente et vide de sens. Elle va jouer leur va-tout en entraînant Samuel dans un long périple à travers le Kirghizistan. Avec deux chevaux pour seuls compagnons, mère et fils devront affronter un environnement naturel aussi splendide qu’hostile, ses dangers, son peuple… et surtout eux-mêmes !
Vu au cinéma (cette phrase est tellement 2019) l’année passée donc, je conseille à celles et ceux qui ne l’auraient pas vu en salles de profiter du confinement pour le regarder. Virginie Effira est une grande, très grande actrice. Capable de tout devant la caméra. Il y a une vraie filiation avec Romy Schneider et à chaque film, à chaque fois, elle va encore plus loin. J’ai « peur » qu’on ne lui fasse mal et qu’un réalisateur l’entraîne au point de rupture. J’aime cette comédienne et je crois que si je la rencontrais, j’aimerais beaucoup la femme. Coup de ❤️  parce que c’est elle !

📀 « Susie et les Baker boys » de Steve Kloves avec Michelle Pfeiffer, Jeff et Beau Bridges 🇺🇸 1989
Les beaux jours de Jack et Frank Baker, deux frères duettistes et pianistes de bar, sont derrière eux. Quand leur chemin hasardeux croise celui de la splendide Susie, ex-call-girl en rupture de ban, tentée par la chanson, leur carrière décolle. Cependant, si le trio musical est sans fausse note, les relations amoureuses et fraternelles s’accommodent moins bien du rythme ternaire.
Ce film n’est ni plus ni moins qu’un petit bijou. Dans l’écrin Bridges brille un diamant pur, Michelle Pfeiffer. C’est un long-métrage qui fait du bien, un classique des 80’s. Vu au cinéma à sa sortie, acheté en VHS puis en DVD, je l’ai vu et revu un nombre incalculable de fois. Coup de ❤️  !

📺 « The Outsider » de Richard Price avec Jason Bateman, Ben Mendelsohn, Mare Winningham 10 X 50’ , HBO 🇺🇸
Le corps atrocement mutilé d’un garçon de onze ans est retrouvé dans une petite ville de l’Oklahoma. Le principal suspect n’est autre que Terry Maitland, l’un des habitants les plus respectés de la ville, entraîneur de l’équipe locale de baseball.
Adapté du roman éponyme de Stephen King, que je n’avais pas trouvé très bon (soit dit en passant), la série, comme selon moi la plupart des adaptations du romancier américain n’apporte absolument rien. Exceptions faites pour les films Shinning, Misery, Ça, Stand by Me, Cimetière (le 1 qui date des 90’s) et Dolores Claiborn, films que j’ai vus et aimés (oui suis fan, j’ai lu presque toute son œuvre), les séries sont, selon moi, toujours en deçà. Le style de l’auteur, sa façon toute singulière de planter ses personnages et son décor, son écriture cinématographique vous emportera bien plus loin que ces adaptations. 💔 Déception donc. Les comédiens (que j’apprécie plutôt en général) sont assez « moyens » en plus. On sent qu’il fallait faire « vite » pour pouvoir (déjà) adapter le suivant, c’est à dire l’Institut. Passez votre chemin et lisez-le plutôt !

📺  « Casa de Papel » de Alex Pina avec Ursula Corbero, Alvaro Morte, Itziar Ituño… la suite de la S2 Netflix Antena 3🇪🇸
Quelques années après le braquage de la Fabrique nationale de la monnaie et du timbre, Rio est capturé et torturé par la police. Pour le libérer, Le professeur reprend le plan d’un braquage organisé par Berlin avant le premier braquage. Le but est d’infiltrer la Banque d’Espagne afin de dérober 9,2 tonnes d’or. En plus d’avoir réuni les survivants de la bande du premier braquage, de nouveaux personnages intègrent l’équipe pour ce deuxième braquage :
* Palerme, un ami de longue date de Berlin et du professeur, désigné nouveau leader de la bande ;
* Bogotá ;
* Marseille.
Un peu déçue par cette S2 (S4 selon leur classement en 1/2 série) mais on se laisse piéger par ces braqueurs aux noms de villes et le Professeur qui tient les manettes. Une chose est sûre, vive les lingots d’or !

📺  « Mildred Pierce »  de Todd Haynes avec Kate Winslet, Evan Rachel Wood et Guy Pearce 5 X 65’ HBO 🇺🇸
À vouloir tout avoir, elle finira par tout perdre. Mais pour Mildred Pierce, le succès en valait la peine. Mildred élève tant bien que mal ses deux filles dans le Los Angeles de la Grande Dépression et s’évertue à satisfaire les désirs de sa fille aînée Veda, tout en surmontant les préjugés de la société et les trahisons amoureuses.
Déjà une vieille série (2011) mais qui se revoit avec plaisir. Portrait d’une femme « indépendante » avant l’heure, cette mini-série retrace le destin d’une femme pendant la Grande Dépression. Benjamin Campion parle de la genèse dans son papier pour Le Monde. Je le cite : L’écrivain américain James M. Cain, souvent adapté au cinéma (Le facteur sonne toujours deux fois, Assurance sur la mort), publie en 1941 un roman intitulé Mildred Pierce. Il y raconte l’histoire d’une mère au foyer de la classe moyenne luttant, dans le Los Angeles des années 30, pour préserver le rang social de sa famille. Le contexte historique est celui de la Grande Dépression, dans laquelle s’embourbe Herbert Hoover avant que Franklin Roosevelt ne commence à reprendre les choses en main avec son New Deal à partir de 1933. C’est cette même année qu’est enfin abrogée la loi sur la Prohibition, dynamisant les affaires des restaurants « respectables » comme celui que monte Mildred Pierce.
En 1945, le réalisateur phare de la Warner, Michael Curtiz, adapte l’histoire de cette femme au cinéma sous la forme d’un film noir qui relance la carrière de Joan Crawford et lui permet de décrocher l’oscar de la meilleure actrice. Cette transposition hollywoodienne, à laquelle William Faulkner a participé, fait du roman social de Cain un film de genre, racontant un crime passionnel par le biais d’un long flash-back.
Soixante-six ans plus tard, quand Todd Haynes décide à son tour de dépeindre l’existence tumultueuse de Mildred Pierce, il choisit pour sa part de coller au récit original en réalisant une minisérie en cinq parties pour HBO.

📚 « L’indésirable » de Sarah Waters, 10/18 🇬🇧
À quoi peut bien ressembler le quotidien d’une famille désargentée de la gentry britannique, après la fin de la seconde guerre mondiale ? C’est ce que découvre le docteur Faraday, appelé à Hundreds, l’imposante maison des anciens châtelains, cette maison même qu’il avait découvert trente ans auparavant, avec deux yeux d’enfant, dans tout son faste. Mais le temps des réceptions et du luxe est terminé pour les Ayres : la matriarche, veuve, pleure encore la perte de son aînée plusieurs décennies auparavant, Roderick, le fils, souffre de graves séquelles après la guerre, et Caroline, la fille, est une vieille fille au caractère bien trempé. Au fur et à mesure, ému par le dénuement et par le courage de cette famille, le docteur Faraday va s’attacher à eux, et à la maison, qui l’a fortement marqué dans son enfance. Mais justement, cette vieille maison aux proportions grandioses semble receler le secret d’une autre présence : bientôt, d’étranges évènements perturbent le quotidien. Oserait-on penser qu’Hundreds est hanté ?
Nul(le) ne raconte aussi bien que cette merveilleuse romancière les secrets de familles et la mémoire des pierres. Oui, décidément, personne selon moi n’arrive à ses chevilles. C’était le dernier roman de Waters qu’il me restait à lire, c’est chose faite et c’est un émerveillement sans cesse renouvelé. Un talent fou, une plume merveilleuse et d’une extrême finesse. Connue pour ses romans saphiques (je les ai tous pitchés en 2019), ici, ce n’est pas le propos, l’auteure prouve qu’elle est à l’aise avec tous les sujets… si vous en doutiez. Moi pas. Coup de ❤️  ! Et lisez la !!!

,🧸📚 « Moi j’adore, Maman déteste » et «Moi je déteste, Maman adore » (2 albums donc) d’Elisabeth Brami et Lionel Le Neouanic Seuil 🇫🇷
Plein d’humour à la fois dans les textes et dans les dessins, le livre recense les principales manies des enfants : ce qu’ils adorent faire, et que leurs mamans… détestent ! Inonder la salle de bain, laisser la pâte à modeler dans les poils de la moquette, avoir la bougeotte en voiture ou envie de faire pipi dans les magasins… Avec un exemple par double page (une phrase et un dessin correspondant), on n’arrive pas au bout de toutes les bêtises qui agacent, mais parents et enfants (dès trois ans) n’ont pas d’autre solution que de pactiser en riant !
J’aime tout dans ces petits albums : le format, là ton, les illustrations et l’idée que je trouve géniale ! Il y a eu plein d’autres déclinaisons mais ces deux là ont ma préférence. Coup de ❤️ 

🎶 « You raise me up »,  Josh Groban Peermusic Publishing 🇺🇸
When I am down, and, oh, my soul, so weary
When troubles come, and my heart burdened be
Then, I am still and wait here in the silence
Until you come and sit awhile with me
You raise me up, so I can stand on mountains
You raise me up to walk on stormy seas
I am strong when I am on your shoulders
You raise me up to more than I can be
You raise me up, so I can stand on mountains
You raise me up to walk on stormy seas
I am strong when I am on your shoulders
You raise me up to more than I can be
You raise me up, so I can stand on mountains
You raise me up to walk on stormy seas
I am strong when I am on your shoulders
You raise me up to more than I can be
You raise me up, so I can stand on mountains
You raise me up to walk on stormy seas
I am strong when I am on your shoulders
You raise me up to more than I can be
You raise me up to more than I can be

Il y a eu plusieurs interprètes de cette chanson et Groban n’est pas le premier mais c’est celle que j’ai dans mon tel.

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