Quelques brèves de Fabienne

 

 

S51 – 21 au 27 décembre 2020

 

 

 

Un peu de culture dans ce monde de brutes.

A voir ou à revoir :

📀 « Carol » de Todd Haynes avec Cate Blanchett, Rooney Mara, Sarah Paulson et Kyle Chandler 2015 🇺🇸🏳️‍🌈

Dans le New York des années 1950, Therese, jeune employée d’un grand magasin de Manhattan, fait la connaissance d’une cliente distinguée, Carol, femme séduisante, prisonnière d’un mariage peu heureux. À l’étincelle de la première rencontre succède rapidement un sentiment plus profond. Les deux femmes se retrouvent bientôt prises au piège entre les conventions et leur attirance mutuelle.
Film vu, revu et re revu. Un bijou d’esthétisme, une photo digne des tableaux d’Edward Hopper, une mise en scène sublime à la Wong Kar Wai, des actrices au service du propos… adapté du roman éponyme de Patricia Highsmith, ce long métrage est et restera à jamais un énorme coup de ♥️ ! Une histoire d’amour et de désir qui vient tout balayer, une discrétion imposée dans cette Amérique des années 50. Deux femmes. Juste deux femmes.

📺 « The Undoing » de David E. Kelley avec Nicole Kidman, Hugh Grant et Donald Sutherland 6 X 45’ HBO 🇺🇸

Thérapeute à succès sur le point de publier son premier livre, Grace Sachs a un mari aimant et un fils qui fréquente une école privée de prestige. Mais soudain, avec une mort violente, un mari qui disparaît et de terribles révélations concernant celui qu’elle pensait connaître, sa vie bascule.
Déjà derrière Little Big Lies, David E. Kelley n’en finit pas d’explorer les couples au bord de l’implosion. Est-il coupable ou ne l’est-il pas ? Telle est la question que l’on se pose tout au long de la saison 1 qui déroule de manière impeccable et implacable sa logique. À voir ! Et presque dans mon TOP 10 mais cette année a été particulièrement riche en séries pour moi…

📺 « Love & Anarchy » de Lisa Langseth avec Ida Engvoll, Björn Mosten, Carla Sehn 8 X 30’ 🇸🇪 Netflix

Une mère de famille et consultante en gestion de carrière rencontre un informaticien. Le couple flirte. Ils se défient d’accomplir des actes qui vont petit à petit remettre en question leur vision de l’amour et du couple. Plus les faits deviennent audacieux plus les conséquences décuplent avec dangerosité.
Pour une fois que le milieu littéraire est assez bien dépeint ! On le sait les nordiques excellent dans les séries politiques (Borgen) ou mettant en scène des serials killers (je ne vous refais pas la liste ici), c’est donc assez inattendu de les trouver dans des comédies et ma foi, plutôt réussi. Ça ne révolutionne pas le genre mais ça se laisse regarder. Il est étrange de perdre en cours de route, une « habitude » ancrée chez un des personnages principaux mais cette « erreur » d’écriture mise à part, amusez-vous !

📺 « Locke & Key » de Joe Hill avec Connor Jessup, Émilia Jones, Jackson Robert Scott… 10 X 40’ Netflix 🇺🇸

Après le meurtre horrible de leur père à Seattle, les trois enfants Tyler, Kinsey, et Bode emménagent avec leur mère Nina à Matheson, (ville fictive) du Massachusetts, dans la demeure ancestrale de leur famille, Keyhouse. Ils s’aperçoivent bientôt que cette maison renferme de nombreux secrets lorsqu’ils découvrent des clés magiques qui détiennent d’incroyables pouvoirs, comme celui de transformer une personne en fantôme ou d’effacer ses souvenirs. Ils ne sont pas seuls à connaître l’existence de ces clés : une créature démoniaque nommée Dodge est également à leur recherche dans le but d’ouvrir la Porte noire, qui donnera aux démons de l’enfer l’accès à notre monde.
Dans la famille KING, je demande le fils ! Joe Hill, déjà adapté pour sa nouvelle éponyme « Dans les hautes herbes », est à nouveau à l’honneur sur la plateforme. Si la version papier était une petite perle sombre et foisonnante de trouvailles, je suis restée assez insensible à ce format qui hésite entre fantasy, drame familial et série teenage, genre dont je ne suis résolument pas fan… ceci expliquant sans doute cela… mais essayez ! Ma copine Delphine le classe dans son TOP 10.

📺 « Gresenland » de Megan Gallagher avec Tobias Santelmann, Ellen Dorrit Petersen, Benjamin Helstad. 8 X 50’ TV2 / Netflix 🇳🇴

Lorsque le policier Nikolai enquête sur le suicide apparent d’un homme de la région dans sa ville natale, il modifie des preuves afin de protéger son frère, un flic local sans distinction, d’être impliqué dans le crime.
La série s’appelle dans la version française « Borderliner » (mais veut dire en traduction littérale « pays des limites » et c’est vraiment de ça dont il s’agit. Des êtres perdus, qui marchent sur un fil et peuvent a tout moment basculer… Un « scande-noir » de facture somme toute très classique qui n’est pas sans rappeler visuellement Broadchurch (long plans sur les paysages). Peut-être y a t il trop de fils à tirer et qu’on se perd un peu dans des détails inutiles pour en faire une série qui trusterait les tops ? Mais elle est bien foutue et le héros, plutôt sexy (et gay) est un personnage attachant ! La série réserve son lot de twists. À voir !

📚 « Je vous écris comme je vous aime », d’Elisabeth Brami, Calmann-Lévy 🇫🇷 🇵🇱 🏳️‍🌈

« Ma Dame,
Laissez-moi vous aimer. Juste avec des mots. Rien que des mots. Plus fort grâce aux mots.
Vous êtes mon île, mon salut, ma survie, mon repos. Que ces lignes vous brûlent, vous percent, vous pénètrent dans l’extrême beauté d’une passion dont les corps s’épousent malgré l’absence. »
Gabrielle, Emilie. Deux femmes que tout sépare. Elles se rencontrent. S’éblouissent. Doivent se quitter. Mais de ce moment éphémère s’est noué un lien insensé qui les pousse à échanger des lettres à n’en plus finir pour abolir l’espace, le temps, l’oubli et la douleur du manque.
C’est l’écriture d’une passion nourrie de la passion de l’écriture.

Roman d’amour épistolaire, ce texte est une merveille de beauté, de douceur mais aussi de tristesse et de manque. La sensibilité affleure à chaque page et c’est pour moi « Le » Coup de ♥️ de cette fin d’année. Merci Caroline Obringer..

🧸📚 « Passiflore », de Loïc Jouannigot, Geneviève Huriet & Béatrice Marthouret, Editions Daniel Maghen 🇫🇷

Depuis 1987, la famille Passiflore enchante petits et grands enfants. Dans cette nouvelle histoire, la célèbre famille Passiflore et ses sympathiques lapins découvrent avec stupeur qu’un minuscule jardin peut renfermer bien des mystères… Suivent Le Premier bal d’Agaric Passiflore et La Famille déménage.
Retour en enfance avec ces livres que je lisais à ma petite sœur. Un coup de ♥️ pour les histoires et les sublimes aquarelles qui les illustrent. Merci à Olivier Soullié pour le cadeau. L’idée étant de proposée un titre inédit et deux anciennes histoires. De quoi devenir accros

 

🎶 « Que sera sera » de Doris Day reprise par Jacqueline François en français (la chanson préférée de ma mamie) 1956 © Warner Chappell Music, Inc, Wixen Music Publishing 🇺🇸

When I was just a little girl
I asked my mother, what will I be
Will I be pretty
Will I be rich
Here’s what she said to me
Que sera, sera
Whatever will be, will be
The future’s not ours to see
Que sera, sera
What will be, will be
When I grew up and fell in love
I asked my sweetheart, what lies ahead
Will we have rainbows
Day after day
Here’s what my sweetheart said
Que sera, sera
Whatever will be, will be
The future’s not ours to see
Que sera, sera
What will be, will be
Now I have children of my own
They ask their mother, what will I be
Will I be handsome
Will I be rich
I tell them tenderly
Que sera, sera
Whatever will be, will be
The future’s not ours to see
Que sera, sera
What will be, will be
Que sera, sera

 

De quoi approfondir ici l’histoire de cette chanson. Le texte vient de Wikipedia :
Que sera, sera (Whatever Will Be, Will Be) est une chanson populaire, écrite par Jay Livingston et Ray Evans, diffusée pour la première fois en 1956.
La chanson a été rendue célèbre par son utilisation dans l’intrigue du film L’Homme qui en savait trop, réalisé par Alfred Hitchcock, sorti en 1956. La chanson, qui a été écrite par Livingston et Evans à la demande expresse de Hitchcock, est interprétée à deux reprises par Doris Day, qui joue aux côtés de James Stewart :
* dans une première séquence à connotation insouciante, dans l’hôtel, à Marrakech, en présence de l’espion français Louis Bernard et du docteur McKenna, son épouse et leur fils se livrent à une courte répétition des premiers couplets de la chanson ;
* après la tentative d’assassinat contre un Premier ministre étranger en voyage à Londres, lors du concert au Royal Albert Hall, le couple, qui n’a toujours pas retrouvé son fils, est convié à une petite soirée à l’ambassade d’un pays de l’Est non nommé, où l’enfant est justement retenu secrètement prisonnier. En présence du Premier ministre britannique et de divers représentants officiels du pays qui avait commandité son assassinat, la chanteuse est conviée à interpréter au piano sa chanson fétiche. Dans un étage supérieur de l’ambassade, la geôlière de l’enfant, prise de remords et qui craint pour la sécurité de celui-ci, le convainc de siffler quelques notes de la chanson, qui sont entendues depuis le salon de réception, ce qui accélère un dénouement heureux.
La chanson a été récompensée de l’Oscar de la meilleure chanson originale en 1956 sous le titre alternatif Whatever Will Be, Will Be (Que Sera, Sera) représentant le troisième Oscar pour Livingston et Evans.
Si le titre original est en espagnol, les traductions les plus adaptées sont : « Ce qui doit arriver, arrivera » ou « Ce qui doit être, sera », reprenant le ton léger des paroles de la chanson.
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