
On l’appelait Bennie Diamond – Michaël Dichter
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Dans ce livre qui nous immerge dans le monde très fermé des diamantaires d’Anvers des années 60-70’ à travers le personnage de Bennie, on trouve tous les ingrédients faisant d’une lecture un moment de pur plaisir ! Un bijou !
Éditeur : Les Léonides
Nombre de pages : 300
Parution : Janvier 2026
Un héros inoubliable, une galerie de personnages truculents, un univers mystérieux, une intrigue tenue au suspense allant crescendo jusqu’à une confrontation attendue, des trahisons, de la passion, des vengeances, une histoire de transmission s’inscrivant dans la Grande Histoire, une langue riche et colorée par quelques mot de yiddish, des émotions et quelques larmes… J’ai trouvé dans ce livre tout les ingrédients qui ont fait de ma lecture un moment de pur plaisir. Scénariste et réalisateur, Michaël Dichter nous fait pénétrer dans le monde très fermé et foncièrement opaque des diamantaires d’Anvers des années 60-70’ qu’il maîtrise parfaitement pour être originaire de la ville et avoir eu pour grand-père le courtier le plus âgé de la Cité du Diamant.
Le primo romancier met ainsi en scène – et le film se déroule presque sous nos yeux, en attendant sa sortie (!) – une saga familiale sur trois générations centrée sur un jeune garçon, Bennie. Né dans une famille juive pratiquante, l’enfant a toujours porté à son père, Moshé, un profond respect. Mais rapidement, sa foi s’est trouvée ébranlée. Et adhérer au dévouement de son père pourtant régulièrement humilié à la synagogue de leur quartier lui est devenu de plus en plus pénible. Alors que ce dernier, en opposition à son propre père Yehuda, a choisi d’emprunter la voie religieuse, Benni est quant à lui fasciné par tout ce qui brille : « Ce n’est pas la prière qui capte son attention, ni les gestes rituels, mais l’éclat des objets, la manière qu’ils ont de conférer une importance à ceux qui les portent. Ce n’est pas la richesse en elle-même qui l’attire, mais l’effet qu’elle produit : le respect, l’assurance, la façon dont les autres baissent les yeux ou hochent la tête ».
Un attrait d’abord lié au pouvoir que représentent la connaissance et la détention des pierres précieuses : ceux qui font régner leur loi dans la ville sont bien les diamantaires parmi lesquels Yehuda est l’un des plus en vue. Et Bennie porte sans aucun doute en lui cet intérêt que son grand-père lui a transmis malgré lui, renforcé par une cicatrice indélébile. Un éclat de diamant s’est en effet logé dans sa joue alors même qu’il n’avait que trois ans à la suite d’un incident dont son père est à l’origine. A l’image de la marque barrant le front d’Harry Potter et ajouté à ses papillotes traditionnelles, ce stigmate symbolise parfaitement les deux mondes que Bennie porte en lui et entre lesquels il oscillera longtemps avant de parvenir peut-être à s’émanciper.
Roman d’apprentissage, « On l’appelait Bennie Diamond » est l’histoire d’un Mensch. Qui est-il ? Il faudra attendre la dernière page pour le découvrir !
« L’éternité n’est pas dans ce que l’on possède mais dans ce que l’on transmet ».

©️Aurélie Lamachère
À propos de l’auteur
Michaël Dichter est scénariste et réalisateur (Les Trois Fantastiques, 2023). Il est le fondateur du supermarché écoresponsable Miyam. On l’appelait Bennie Diamond est son premier roman.
Quelques pages du livre en extrait :
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