Cassandra Darke – Posy Simmonds

 

Qui est Cassandra Darke ? Une vieille dame peu recommandable qui mène une vie rangée jusqu’au jour où elle est arrêtée pour escroquerie et impliquée malgré elle dans une histoire criminelle. Réjouissant !

Éditeur : Éditions Denoël

Nombre de pages : 96

Parution : avril 2019

Prix : 21 €

Je vis depuis des années entourée des centaines de BD de ma moitié (un passionné !), de mangas de mes enfants (tout aussi addicts), et autres romans graphiques offerts ça et là sans que je ne me sois vraiment lancée. Ce n’est pas d’être tentée qui m’a manqué mais à chaque fois, j’ai privilégié d’autres lectures, si nombreuses et attirantes dans ma PAL…

Pourtant, cette fois-ci, j’ai cédé et me suis plongée dans « Cassandra Dark » de Posy Simmonds ! J’ignore quel a été l’élément véritablement déclencheur, une émission de radio, une chronique brillante (celle de @sosos_moods_books_and_more… pour ne pas la nommer 😉), la stimulation liée aux brèves culturelles et hebdomadaires que nous publions avec Fabienne Blanchut sur L’Apostrophée, sa couverture… J’en tourne la dernière page avec l’envie folle de découvrir les précédents albums de l’auteur et de renouveler cette expérience d’images accompagnant les écrits, ou inversement !

Qui est Cassandra Darke ? Une vieille dame misanthrophe peu recommandable sans aucun doute. À la tête d’une galerie d’art dont elle confie volontiers la gestion quand cela l’arrange à sa femme de main, elle mène une vie tranquille dans sa maison des beaux quartiers de Londres, suffisamment riche pour vivre confortablement, entre son chien et sa cuisinière qui lui mijote chaque jour de bons petits plats, sans se soucier le moins du monde de ce qui l’entoure. Une galerie qu’elle gérait avec son ex-mari, remarié à sa sœur, jusqu’au jour où celui-ci n’en fut plus capable, victime de la maladie d’Alzheimer.

Âpre aux gains, elle se fait prendre dans une histoire d’escroquerie aux œuvres d’art. On la découvre alors un an après, à la veille de Noël, seule, quasiment ruinée, condamnée à 200 heures de travaux forcés passées à écrire des lettres pour les aveugles. C’est alors qu’elle découvre chez elle une arme, et un gant rose, des présents dont elle se serait bien passée et qui l’impliquent, malgré elle, dans un crime commis au sein des bas quartiers de Londres, aux côtés de sa nièce Nicki.

Deux Noëls à un an d’intervalle, qui donnent l’occasion à l’auteur de revisiter les « Contes de Noël » de Charles Dickens, où le vieux Scrooge finit par lui aussi, emprunter le chemin de la rédemption. Un portrait acide… L’occasion aussi pour Posy Simmonds de peindre un Londres très réaliste tout en nuances de gris, teintées de touches de jaune, d’orange et de rose.

Un livre qui m’a enthousiasmée, tant sur le fond que sur la forme. J’ai apprécié cette histoire ancrée dans un univers graphique léché qu’on prend plaisir à ouvrir à nouveau même terminé pour se délecter de tous les détails qui nous ont échappé à la première lecture ❤️

 

 

©Victor Schiferli

À propos de l’auteur

 

Dessinatrice vedette du Guardian depuis 1977, Posy Simmonds accède à la notoriété internationale en 2000 avec la publication de son premier roman graphique, Gemma Bovery, triomphe confirmé en 2008 par Tamara Drewe, puis par Cassandra Darke, best seller au Royaume-Uni depuis sa parution en novembre 2018. Elle vit à Londres.

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